Bientôt un vaccin contre le cancer?

Le chercheur Jean-Simon Diallo a développé le virus... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le chercheur Jean-Simon Diallo a développé le virus «oncolytique» pour traiter le cancer.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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«Les campagnes de financement sont importantes pour nous, parce que la recherche coûte cher.»

Membre de l'Institut de recherche de l'Hôpital d'Ottawa, Jean-Simon Diallo est bien placé pour reconnaître l'importance de fonds pour développer des thérapies innovatrices, notamment pour traiter le cancer. Le virus «oncolytique», qu'il a mis sur pied en 2011 dans le but de révolutionner les traitements contre la maladie dévastatrice, n'aurait probablement pas vu le jour.

«Mais c'est chose du passé le JX-594. Nous sommes déjà rendus à sa prochaine évolution du traitement, s'esclaffe-t-il, rappelant que les découvertes peuvent évoluer rapidement dans le monde de la recherche. Évidemment, si les fonds pour faciliter leur travail sont au rendez-vous.

Certes, le gouvernement fédéral injecte des sommes importantes, mais des campagnes de financement locales comme celle de 50 millions $ lancée mercredi soir par la Fondation de l'Hôpital d'Ottawa s'avère un atout de taille «pour maintenir le niveau de recherche.»

«Un traitement découvert ici devient disponible aux gens d'ici en premier. Donc c'est dans l'intérêt de tout le monde dans la région que la découverte se fasse ici», soutient le médecin Diallo.

Environ 1700 personnes, étudiants et chercheurs principalement, travaillent à l'Institut de recherche, dans une foule de champs d'activités. Là encore, les sommes injectés dans leur travail jumelé à la proximité d'experts de divers domaines peuvent apporter des dénouements inattendus.

Une percée?

Revenons au virus «oncolytique» développé par le chercheur Diallo. Des essais humains avaient apporté des résultats encourageants. Il espère toutefois que sa version 2.0 pourra révolutionner davantage les traitements contre le cancer. Des essais cliniques sont prévus «d'ici quelques semaines» d'ailleurs.

«Il comporte non seulement un concept de cancérologie, mais aussi un concept de vaccinologie, informe-t-il. Ainsi, c'est en quelque sorte de vacciner une personne contre leur propre cancer. Ça revient à utiliser son propre système immunitaire pour combattre la maladie. C'est une avancée très prometteuse.»

La présence sous un même toit de chercheurs de divers domaines - grâce à un financement adéquat pour les attirer - augmente les probabilités de développer de nouveaux remèdes, ajoute-t-il, justement en raison de l'aspect multidisciplinaire des recherches.

«L'essai clinique prochain est la somme d'efforts des 10 dernières années. C'est un long parcours. Il faut de la ténacité, mais ça prend aussi une sécurité financière pour nous permettre de faire notre travail. C'est ainsi que la Fondation nous apporte un soutien important.»

jfdugas@ledroit.com

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