Le patient d'Ottawa n'a pas contracté le virus Ebola

Un patient placé en quarantaine, dimanche, à l'Hôpital... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Un patient placé en quarantaine, dimanche, à l'Hôpital d'Ottawa, a reçu de bonnes nouvelles lundi soir.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Virus Ebola

L'épidémie de fièvre hémorragique Ebola s'est déclarée au début de l'année 2014 en Guinée avant de gagner le Liberia puis la Sierra Leone. Le virus mortel touche de plus en plus de personnes. »

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Le patient placé en isolement à l'Hôpital d'Ottawa dimanche peut respirer à nouveau, les tests démontrent qu'il n'est pas porteur du virus Ebola.

Des échantillons envoyés au Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, confirment que cet individu n'a pas contracté cette maladie qui laisse très peu de chance de survie. Celui-ci peut donc sortir de son isolement.

Le patient, arrivé à l'hôpital dimanche soir avec des symptômes semblables à ceux de l'Ebola, revient d'un voyage en Afrique de l'Ouest, où le virus fait des ravages. Il a été immédiatement placé en isolement pour éviter la transmission du virus. 

Les autorités médicales laissaient déjà entendre durant l'après-midi qu'elles s'attendaient à ce que le patient ne soit pas porteur du virus. Ce dernier se portait bien lundi matin, avait indiqué l'Hôpital d'Ottawa dans un communiqué.

Toutes les précautions nécessaires ont tout de même été prises pour maintenir la sécurité des autres patients et du personnel de l'hôpital.

Essais cliniques pour un vaccin

Par ailleurs, la ministre fédérale de la Santé, Rona Ambrose, a annoncé lundi avant-midi, lors d'un point de presse à Toronto, qu'un vaccin contre le virus Ebola qui a été développé au Canada sera testé sur des humains.

Selon Mme Ambrose, les essais cliniques seront effectués en sol américain, plus spécifiquement au Walter Reed Army Institute of Research se trouvant à Silver Spring, au Maryland. Il n'est pas exclu qu'il puisse y en avoir d'autres éventuellement au Canada, en Europe et en Afrique.

Les tests, qui seront menés aux États-Unis sur un petit groupe de gens en santé, serviront entre autres à mesurer l'innocuité du vaccin ainsi que ses effets secondaires potentiels. Les premiers résultats doivent être dévoilés en décembre.

Par le passé, le vaccin, qui a été mis au point par des chercheurs du Laboratoire national de microbiologie de l'Agence de la santé publique du Canada, a été testé sur des animaux.

Les résultats ont été prometteurs s'il faut en croire Mme Ambrose.

L'administrateur en chef de la santé publique du Canada, le docteur Gregory Taylor, a abondé dans le même sens.

«Les études sur des animaux suggèrent que le vaccin est très efficace», a-t-il souligné.

Il a ajouté que ces tests ont démontré que le vaccin peut non seulement servir à prévenir les infections, mais qu'il peut aussi être efficace s'il est «administré immédiatement après l'exposition au virus Ebola».

Rona Ambrose a dit souhaiter qu'une fois que les essais seront terminés, «le vaccin pourra être utilisé pour contribuer à sauver des vies et à mettre fin à cette épidémie dévastatrice».

À la fin de la semaine dernière, l'Organisation mondiale de la santé a indiqué qu'à ce jour, l'Ebola a fait plus de 4000 morts.

Avec La Presse Canadienne

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