Les aînés sont peu protégés par le vaccin antigrippal

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Lorsque les scientifiques ont calculé l'efficacité globale de l'inoculation pour les aînés - contre les virus A et B -, ils en sont arrivés à un taux de 27 pour cent.

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Helen Branswell
La Presse Canadienne
Toronto

Le vaccin antigrippal de cette année a offert peu de protection aux personnes âgées de 65 ans et plus, révèle une étude américaine.

Cette étude vise à déterminer l'efficacité du vaccin auprès de gens qui auraient autrement pu devenir assez souffrants pour consulter un médecin. L'étude a été réalisée pour les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) des États-Unis, qui a divulgué les résultats jeudi.

Les données suggèrent que pour les aînés ayant reçu le vaccin, le risque de contracter la grippe A-H3N2 - la principale souche qui circulait en Amérique du Nord cet hiver - a été réduit de seulement neuf pour cent.

Lorsque les scientifiques ont calculé l'efficacité globale de l'inoculation pour les aînés - contre les virus A et B -, ils en sont arrivés à un taux de 27 pour cent.

Les individus de ce groupe d'âge doivent donc être conscients que s'ils ont reçu un vaccin antigrippal et qu'ils souffrent ensuite de symptômes de l'influenza, ils doivent consulter un médecin, a indiqué un spécialiste de la grippe au CDC, le docteur Joe Bresee. Celui-ci sera ensuite en mesure de déterminer s'il y a lieu de prescrire des médicaments antiviraux.

«Nous voulions nous assurer que les gens étaient au courant de cela - surtout les aînés -, parce que nous souhaitons continuer à informer la population que lorsqu'on tombe malade, il faut prendre des antiviraux», a exposé le Dr Bresee. «Et il ne faut pas tenir pour acquis que si vous avez des symptômes de la grippe et que vous avez été vacciné, il pourrait bel et bien s'agir d'une grippe malgré tout.»

Ces données ont de quoi décevoir, car les composantes du vaccin de cette année contre la grippe H3N2 correspondaient bien au virus qui circulait.

L'étude a permis de découvrir que le vaccin de cette année a réduit de 56 pour cent le nombre de cas de grippe nécessitant une assistance médicale dans la population en général, et qu'il a permis de diminuer de 47 pour cent les risques de contracter la grippe H3N2 plus spécifiquement.

Ces résultats sont assez semblables à l'estimation de l'efficacité du vaccin pour le Canada. D'après les données rendues publiques le mois dernier, le niveau de protection générale contre la grippe H3N2 cette année au Canada s'est établi à 45 pour cent.

Selon certains spécialistes, ce type d'études peut en fait surestimer l'efficacité du vaccin: elle ne peut pas brosser un tableau complet du pourcentage de la population qui a été vacciné, qui est quand même tombé malade mais qui n'a pas consulté un médecin. Car une grande majorité de la population décide tout simplement de rester au lit en attendant que la maladie s'estompe.

Ce type d'enquête ne tient pas non plus compte des personnes qui tombent gravement malade et qui prennent directement la direction de l'hôpital sans consulter leur médecin, ce qui n'est pas rare chez les personnes âgées qui contractent l'influenza.

Les résultats de cette étude ont été comptabilisés à partir des données de mi-saison et sont donc appelés à évoluer. Les chercheurs qui se penchent sur ce dossier continuent à récolter des informations et produiront un rapport complet à la fin de la saison de la grippe.

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