«Shrek» en guerre contre le cancer

Les enfants l'appellent «Shrek». Au niveau 4 du... (Samuel Blais-Gauthier, LeDroit)

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Les enfants l'appellent «Shrek». Au niveau 4 du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), les petits ont tout de suite adopté son large sourire et ses oreilles en trompette.

Samuel Blais-Gauthier, LeDroit

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Les enfants l'appellent «Shrek». Au niveau 4 du Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario (CHEO), les petits ont tout de suite adopté son large sourire et ses oreilles en trompette.

Un des meilleurs amis de «Shrek», c'est le petit Justin Leblanc. Du haut de ses 9 ans, le jeune garçon est atteint d'une forme rare du cancer des os. Son traitement nécessite de nombreuses transfusions de sang, et il se trouve que le groupe sanguin de Justin - A" - n'est pas présent en abondance dans les réserves de l'hôpital.

Pour Stéphane Langlais, un Franco-Ontarien de Casselman, dans l'Est ontarien, l'histoire du petit Justin a été une révélation. «J'ai décidé d'en faire une affaire personnelle», dit-il. Tout cela a commencé lors d'un séjour au camping, il y a quelques années, quand Stéphane Langlais se déguise en Shrek pour l'Halloween des campeurs. «Les enfants en étaient fous. Le petit Justin particulièrement», raconte-t-il. Le surnom lui est resté. Et à chaque été, les enfants du camping avaient hâte de piquer la tente pour revoir Shrek. Au fil du temps, Stéphane Langlais s'est attaché au petit Justin, qui est devenu un ami de ses enfants. «Il a toujours été débrouillard et vaillant, le petit. Je me souviens d'un été, alors que j'étais sous ma voiturette de golf pour la réparer. À un moment, je me retourne et je l'aperçois sur le dos, à mes côtés, avec une clef à molette dans les mains et il me dit: 'Alors Shrek, on commence par quoi?'«

Le choc de la maladie

Au tout début de l'année, Stéphane Langlais a appris que son ami Justin était frappé d'un cancer. «Ça m'a jeté en bas de mes talons. J'ai décidé d'enfiler le costume de Shrek qu'il aimait tant et j'ai filé lui rendre visite à l'hôpital. Je me suis dit que si je pouvais lui ramener de bons souvenirs et lui faire oublier sa maladie, ne serait-ce que quelques instants, ça serait déjà ça de fait», partage-t-il.

En l'apercevant, tout fier et le sourire aux lèvres, Justin a pris la main de «Shrek» pour présenter son ami à ses nouveaux copains de l'hôpital. «J'ai vu des êtres empreints de courage, l'étincelle dans les yeux; des enfants plus courageux que bien des adultes que je connais, raconte Stéphane Langlais.

Don de sang, don de vie

Pour l'homme, c'est une véritable révélation. Stéphane «Shrek» Langlais décide alors de se dédier à la cause du don de sang.

«À ce moment précis, j'ai décidé d'en faire un but, une mission. La maladie chez les enfants, c'est quelque chose qui ne devrait pas exister. Je ne fais pas de miracles, mais un cancer, c'est une guerre où chaque bataille compte. Et si le don de sang aide à remporter l'une d'elles, hé bien, j'embarque! Si je peux mettre un baume sur leurs bobos, je dis oui», lance-t-il.

En plus de ses visites au CHEO, «Shrek» organise des événements caritatifs en collaboration avec la Société canadienne du sang.

«Shrek demande l'aide de la population afin de refaire le plein de réserves de sang du CHEO afin d'aider ses amis à combattre le cancer», dit-il, avant de laisser échapper un long rire chaleureux.

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