Ambulances: le groupe de travail déjà critiqué

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La composition du groupe de travail sur les services ambulanciers dans la région est critiquée par le directeur général de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais, Stéphane Parent.

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Le groupe de travail formé par le ministère de la Santé du Québec pour analyser les services ambulanciers dans la région vient à peine d'être créé qu'il fait déjà l'objet de critiques, son indépendance étant contestée par le directeur général de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais, Stéphane Parent.

C'est par voie de communiqué que le ministre de la Santé, Réjean Hébert, a annoncé lundi la composition du groupe de travail dont il avait annoncé la création lors d'une visite dans la région, le 13 décembre dernier. Le communiqué stipule que le groupe est composé de «trois experts indépendants»: un médecin-conseil de l'Institut national d'excellence en santé et en services sociaux, et deux experts du ministère de la Santé.

Cette composition ne fait pas le bonheur du directeur général de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais, Stéphane Parent. «Je n'ai rien contre les individus, mais il y en a deux sur trois qui travaillent déjà pour le ministère, qui sont donc des experts nommés pour regarder un scénario qu'ils connaissent déjà. [...] Ils sont juges et parties. C'est comme si je demandais à la commission Charbonneau d'inviter la mafia et que la mafia avait un poste de commissaire pour enquêter.»

M. Parent n'a obtenu aucun détail du ministère de la Santé quant à la collaboration qui lui sera demandée dans le cadre des travaux de ce groupe. Malgré sa déception face à la composition du groupe, il entend «travailler avec» les gens qui y ont été nommés par Québec.

Lors de sa visite en décembre, le ministre Hébert avait aussi annoncé qu'en attendant d'obtenir un portrait de la situation pour les services ambulanciers dans la région, il permettrait l'ajout d'un véhicule sur les routes de l'Outaouais. Cet ajout devait aussi permettre de pallier à l'impossibilité de faire appel aux paramédics d'Ottawa, depuis le 1er janvier dernier.

M. Parent affirme que le ministère a plutôt débloqué les fonds nécessaires pour ajouter une équipe en tout temps (168 heures par semaine), sans ajouter un véhicule à la flotte habituelle. Comme les ambulances ont besoin d'un entretien régulier, M. Parent soutient qu'il se retrouve parfois à manquer de véhicules prêts à circuler. «Des fois, on paye du monde sans être sur la route, des équipes qui doivent attendre les changements de quart avant de pouvoir partie», indique-t-il.

Le manque de ressources se fait toujours sentir sur le terrain, affirme le directeur général de la Coopérative des paramédics de l'Outaouais. M. Parent indique que depuis le début 2013, il aurait pu avoir besoin de l'aide des paramédics d'Ottawa à «une dizaine» de reprises pour répondre à des appels urgents. «Le 6 janvier, si Ottawa avait pu m'aider, je les aurais appelés trois fois dans la journée pour des priorités 1, dit-il. Il y a eu des délais de réponse entre 20 et 22 minutes pour ces appels-là.»

Le temps passé par les équipes de paramédics dans les salles d'urgence commence pour sa part à diminuer substantiellement depuis l'ajout d'infirmières dédiées au triage des patients arrivant en ambulance dans les hôpitaux de Hull et de Gatineau. Alors que depuis plusieurs mois, les paramédics devaient en moyenne passer 60 minutes aux urgences avant de pouvoir repartir sur la route, ce délai est désormais de 43 minutes, en moyenne.

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