Indigné par les soins donnés à sa mère

La mère de l'artiste René-Jean a dû attendre... (Étienne Ranger, LeDroit)

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La mère de l'artiste René-Jean a dû attendre près de 10?heures à l'urgence avant de voir un médecin, après que sa tête eut violemment donné contre le sol à la suite d'une chute.

Étienne Ranger, LeDroit

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Indigné par la qualité des soins reçus par sa mère de 79 ans à l'Hôpital de Gatineau, un artiste de la région appelle la population de l'Outaouais à se soulever pour obtenir des soins «plus humains» dans ses établissements de santé.

René-Jean, auteur-compositeur-interprète, n'en revient toujours pas du peu d'attention qu'a reçu sa mère à l'urgence de Gatineau, le 27?décembre dernier. Cette dernière a dû attendre près de 10?heures à l'urgence avant de voir un médecin après que sa tête eut violemment donné contre le sol à la suite d'une vilaine chute. Selon lui, le personnel présent à l'urgence a donné très peu d'importance aux risques de commotion cérébrale qu'encourait la vieille dame.

L'incident est survenu sur l'heure du midi. «Nous sortions du Maxi, à Gatineau, quand ma mère, Violet, s'est pris les pieds dans le tapis à l'entrée du magasin, raconte le fils. Elle avait des sacs dans les deux mains et elle est donc tombée face première sur le plancher de béton. Sa tête a pris tout le choc. Elle saignait abondamment et pleurait. Ça m'a donné tout un choc quand j'ai vu sa tête frapper le sol.»

M.?Jean explique que les ambulanciers sont rapidement arrivés sur les lieux. Il devait être environ 13?h quand l'ambulance est arrivée à l'hôpital, note-t-il. «Ma mère s'est plainte de sévères maux de tête tout le reste de la journée. À l'hôpital, ils lui ont installé un genre de casque pour éviter qu'elle bouge son cou et elle n'a reçu que des Tylenol entre 13?h et 21?h. Aucun médecin n'a pris le temps de venir la voir.»

René-Jean avoue s'être emporté devant les infirmières en fin de soirée, mais il affirme être resté poli et ne pas avoir crié. Toutefois, devant l'insistance de M.?Jean pour que sa mère soit vue rapidement par un médecin, les infirmières ont dû faire intervenir les gardiens de sécurité. «Ma mère était tellement découragée, se défend M.?Jean. J'étais très inquiet. Ce n'est pas normal qu'une dame de 79 ans qui s'est violemment cogné la tête et cassé le nez ne puisse pas voir un médecin plus rapidement que ça dans une urgence.»

Demeurant fidèle à sa politique interne, le Centre de santé et de services sociaux de Gatineau n'a pas voulu commenter ce cas personnel.

Françoise Boivin s'en mêle

En revenant à la maison ce soir-là, M.?Jean s'est permis de publier cette histoire sur le «mur» Facebook de la députée fédérale de Gatineau, Françoise Boivin. Une discussion très animée donnant lieu à une cinquantaine de commentaires a ensuite eu lieu. «Il faut que les gens se réveillent et réagissent et exigent des soins de santé humains et professionnels dans des délais raisonnables», a commenté Mme Boivin, sur son profil Facebook.

Plus de détails dans l'édition du Droit du 8 janvier 2013 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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