Malgré seulement 55 cas déclarés en Outaouais

La grippe frappe fort

Alors que les grandes urgences du Québec subissent les effets de  l'éclosion de... (Archives)

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Alors que les grandes urgences du Québec subissent les effets de l'éclosion de grippe saisonnière, les hôpitaux de l'Outaouais sont épargnés... pour l'instant.

Les taux d'occupation des trois urgences de Gatineau oscillaient entre 96 % et 150 % hier matin, soit leurs niveaux habituels. Le virus de l'influenza frappe pourtant la région de Gatineau aussi fort qu'ailleurs. Et la propagation pourrait s'accélérer avec la reprise des classes, mardi prochain.

Depuis le fameux virus H1N1 de 2009, l'activité grippale n'a jamais été aussi élevée et aussi précoce en Outaouais. La Direction de la santé publique (DSP) a déjà recensé 55 cas confirmés dans la région. L'influenza n'étant pas une maladie à déclaration obligatoire, ce chiffre ne reflète qu'une infime partie de la réalité.

« On peut multiplier ce chiffre par des centaines et des centaines, précise la Dre Carol McConnery, médecin-conseil à la DSP de l'Outaouais. On parle de 55 cas de gens qui se sont présentés et qui ont eu un prélèvement. C'est vraiment, vraiment la pointe de l'iceberg puisque la majorité des gens ne consultent pas. »

La DSP rapporte aussi trois éclosions de grippe dans des établissements de soins de santé. Deux autres cas d'éclosion sont en attente de confirmation. En pareil cas, les centres hospitaliers prennent des mesures pour ralentir la propagation du virus. Ils peuvent, par exemple, isoler les patients ou encore restreindre les droits de visite.

« On vit une année où l'influenza est très imprévisible, note la Dre McConnery. Le virus circule plus, on a plus de gens malades. Quant à savoir pourquoi la grippe se propage plus vite, je serais millionnaire si je le savais. L'influenza, c'est un peu comme la roulette russe. On ignore quand et comment elle va se manifester. »

Pas comme la grippe H1N1

Le virus qui fait des ravages depuis la fin novembre est une nouvelle souche identifiée dans l'hémisphère sud par l'Organisation mondiale de la santé. Même s'il se propage à une vitesse foudroyante, le virus H3N2 n'inquiète pas les autorités au même titre que le H1N1 de 2009. « Le H1N1 était une mutation du virus qui nous a pris au dépourvu parce que nous n'avions pas de vaccin, rappelle Mme McConnery. Alors que le H3N2, on y est exposé chaque année. D'ailleurs, il était inclus dans notre vaccin. »

Plus de détails dans LeDroit du 5 janvier ou sur ledroitsurmonordi.ca

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