Quand le traitement du cancer ne peut attendre

Un Noël loin de la famille

Être atteint de cancer signifie parfois être loin... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Être atteint de cancer signifie parfois être loin de sa famille dans des moments qui lui sont consacrés. Gaetan Larose, Lise Arsenault, Guylaine Neveu (accompagnée ici de son mari Guy Hélie) et Renée Carignan le savent très bien.

Étienne Ranger, LeDroit

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Lise, Renée et Gaetan ont passé Noël à des centaines de kilomètres de leurs proches. Mais ils étaient tout de même en « famille », hier soir.

Tous assis au salon de l'Hôtellerie de la Fondation québécoise du cancer, située à Gatineau, on parle de tout et de rien. Le voyage dans la tempête vendredi vers l'Abitibi, la dernière séance de chimiothérapie, le pharmacien qui s'impatiente lorsqu'on pose des questions. On se confie et, surtout, on rit de bon coeur.

Il y a trois semaines, Lise Arsenault, Renée Carignan, Gaetan Larose et les autres résidents de la fondation étaient de parfaits étrangers. Ils ont tous appris, récemment, qu'ils passeraient Noël ensemble, à cause de traitements de chimiothérapie qui ne peuvent attendre.

Lorsque Renée a quitté sa maison de Rouyn-Noranda hier matin, elle a été confrontée à l'interrogatoire de son petit-fils, qui se demandait ce qui peut bien amener sa grand-mère à partir si loin le jour de Noël. « Je lui ai répondu que c'était pour que grand-maman aille mieux, raconte Renée. On m'a dit que, finalement, c'était sans importance, parce qu'il y aura un Noël l'an prochain de toute façon. »

Passer Noël loin de chez soi dans l'attente de traitements pour le cancer le jour de Noël est un moindre mal lorsque sa santé est en jeu. « Je suis prêt à faire tous les sacrifices. Ma santé passe avant. C'est ça qui est le plus important », lance Gaetan.

Rire pour mieux guérir

Alors, en attendant, les résidents font tout ce qu'ils peuvent pour se remettre sur pied le plus rapidement possible. Le rire semble être le remède. « C'est très important de rester positif. C'est 50 % de la guérison, estime Lise. Garder le sourire, lire et ne pas s'apitoyer sur son sort. Il va y en avoir d'autres jours de Noël. Plein d'autres. Et en santé. »

« Ce matin (hier), j'étais avec ma gang dans la cuisine pour préparer le repas. Ils vont souper à ma santé ce soir », ajoute-t-elle, le sourire accroché au visage. Le trio se bidonne à tel point qu'on les condamne parfois au salon, la porte fermée.

Renée avoue toutefois que son conjoint lui manque. En 45 ans de mariage, ils n'ont jamais été séparés plus de trois ou quatre jours. Lise aurait aussi aimé que son mari fasse le trajet depuis l'Abitibi. Mais le couple ne peut se le permettre financièrement. « En ce moment, je suis à 50 % de mon salaire, confie l'adjointe administrative. Mon mari doit continuer de travailler pour compenser. »

La Fondation québécoise du cancer offre des milieux de vie et des services de soutien aux cancéreux à leur famille afin de combler des besoins concrets lors des traitements médicaux.

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