Marie-France Beaudry se consacre à son fils André, atteint de spina-bifida

L'amour inconditionnel d'une mère

Les 20 dernières années, Marie-France Beaudry les a... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Les 20 dernières années, Marie-France Beaudry les a passées à s'occuper de son fils André. Un véritable travail, qui accapare tout son temps.

Étienne Ranger, LeDroit

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Marie-France Beaudry ne sait pas si ce sera le dernier Noël qu'elle pourra passer avec son fils André à ses côtés. Elle consacre tout son temps à ce jeune adulte atteint de spina-bifida. Un centre d'hébergement ou une famille d'accueil pourrait s'en occuper, mais la Gatinoise ne veut rien savoir d'abandonner son « ange », malgré les maigres ressources financières dont elle dispose.

La maladie dont souffre André n'a pas été détectée avant sa naissance. Rapidement transféré au Centre hospitalier pour enfants de l'est de l'Ontario, il a dû se battre pour vivre pendant une semaine avant que les médecins - convaincus qu'il n'y avait rien à faire pour le sauver - acceptent de le soigner.

Depuis sa naissance, il a subi onze opérations, dont trois à coeur ouvert. André ne parle pas, mais parvient à se faire comprendre de ses proches, et peut aussi utiliser des pictogrammes pour s'exprimer. Il pouvait auparavant se déplacer à l'aide d'une marchette, mais doit utiliser un fauteuil roulant depuis quatre ans en raison d'une sévère scoliose.

Les 20 dernières années, Marie-France Beaudry les a passées à s'occuper de son fils adoré. La relation avec sa fille aînée, Marie-Andrée, s'en est ressentie. Adolescente, la jeune femme était éperdument jalouse de l'attention portée à son petit frère, de sept ans son cadet. À 16 ans, elle a compris qu'il n'était pas son ennemi. Aujourd'hui, les regards scintillants que s'échangent le frère et la soeur traduisent tout l'amour qu'ils éprouvent l'un pour l'autre.

Mme Beaudry travaillait auparavant à contrat, comme adjointe administrative. Lorsqu'elle était au bureau, Marie-Andrée pouvait s'occuper de son frère tout en étudiant. En 2008, la jeune femme a choisi de voler de ses propres ailes. « Et c'est normal, souligne Mme Beaudry. Mais je ne peux plus travailler. J'ai eu de l'assurance-emploi un certain temps, et après, c'était l'aide sociale. Avant, j'avais des allocations familiales plus importantes pour André, mais depuis qu'il a 18 ans, on n'en a plus. Nous recevons tous les deux de l'aide sociale. »

Difficile de joindre les deux bouts

La famille a beau recevoir une subvention pour son logement, les revenus peinent à suffire aux besoins. Marie-France Beaudry réclame à gauche et à droite de l'aide pour les proches aidants. Ses messages envoyés à divers politiciens cet automne sont restés sans réponse.

Selon Mme Beaudry, une famille d'accueil pourrait profiter d'une aide avoisinant les 25 000 $ par année pour s'occuper de son fils. Une place en centre d'hébergement de longue durée coûte aussi très cher au système, souligne-t-elle. « L'aide sociale, c'est de l'aide de dernier recours. On n'a pas d'affaire là, croit Mme Beaudry. C'est mon enfant, et je ne veux vraiment pas l'abandonner, je ne veux pas le placer, mais combien de temps on va pouvoir tenir ? Je ne sais pas. »

Plus de détails dans LeDroit du 22 décembre ou sur ledroitsurmonordi.ca

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