Un recours collectif dans les cartes

Nancy?Battistin lance l'idée de réunir tous les patients... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Nancy?Battistin lance l'idée de réunir tous les patients orphelins de l'Outaouais, comme elle, pour revendiquer un remboursement total des soins reçus en Ontario. Le recours collectif fait partie des options envisagées. «Je me dis que l'argent fait tourner le monde, et que tant qu'il n'y a pas d'impact financer, ça tombe dans les oubliettes.»

Étienne Ranger, LeDroit

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Une résidente de Gatineau songe à intenter un recours collectif pour tous les patients de l'Outaouais qui n'obtiennent pas un plein remboursement de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) lorsqu'ils consultent un médecin sur la rive ontarienne.

En attente depuis 2005 pour obtenir un médecin de famille en Outaouais, c'est finalement à Ottawa que Nancy Battistin en a déniché un, il y a environ un an. «Pour chaque consultation, ça me coûte 69$, et la RAMQ me rembourse seulement 38$», déplore-t-elle. La facture est encore plus salée lorsqu'elle doit consulter un médecin spécialiste ontarien.

«Que pouvons-nous faire contre un système malade qui agonise depuis trop longtemps? Les médecins n'en peuvent plus, nous avons besoin de soins, alors pourquoi ne pas faire quelque chose de concret et immédiat: un recours collectif pour mettre fin à ce non-sens, suggère Mme Battistin. Devons-nous demander collectivement d'être remboursés pour l'écart entre ce que nous sommes forcés à payer, soit au privé, soit hors province, pour nous faire soigner alors que nos impôts devraient en principe couvrir ces coûts?»

Ancienne résidente de la région de Montréal, Mme Battistin soutient qu'elle y a toujours eu accès à des services. «Je connais des gens qui voyagent jusqu'à Montréal pour aller voir un médecin, souligne-t-elle. [...] J'en conclus que le problème n'est peut-être pas aussi présent dans certaines régions. Mais pour nous, résidents de l'Outaouais, c'est le pire du pire. Les gens font la ligne dès quatre?heures du matin devant les cliniques sans rendez-vous, d'autres traversent la ville d'une extrémité à l'autre et se pointent à la coop à temps pour obtenir une place, [...] et d'autres font comme moi, traversent la frontière et paient pour des services qui sont souvent donnés dans une des deux langues officielles et qui n'est pas le français.»

Mme Battistin lance donc l'idée de réunir tous les patients orphelins de l'Outaouais pour revendiquer un remboursement total des soins reçus en Ontario. Le recours collectif fait partie des options qu'elle envisage, même si elle n'a encore entrepris aucune démarche en ce sens.

«Je ne sais pas si ça prend juste une personne comme moi pour partir le bal, parce que tout le monde en parle. Je me dis que l'argent fait tourner le monde, et que tant qu'il n'y a pas d'impact financer, ça tombe dans les oubliettes. Ce n'est pas moi qui va aller défendre ça toute seule, mais s'il y en a d'autres comme moi, on pourrait mettre ça dans les mains d'un avocat.»

Plus de détails dans l'édition du Droit du 10 décembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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