Plaidoyer pour l'accès aux soins en santé mentale en français

Les services en santé mentale dans la langue de Molière sont importants pour... (Photothèque Le Soleil)

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Les services en santé mentale dans la langue de Molière sont importants pour les francophones du pays vivant en milieu minoritaire, mais tous n'y ont pas accès. La Société Santé en français (SSF) a ainsi profité du 6e Rendez-vous Santé en français, qui a débuté mercredi à Ottawa, pour présenter ses quatre grandes orientations à cet égard.

Le président de la SSF, le Dr Brian Conway, a indiqué que l'accès à des services de soins de santé dans la langue maternelle du patient est important, mais qu'il l'est encore davantage lorsqu'il est question de santé mentale.

«Offrir des services de santé exige une communication claire entre les intervenants, les personnes atteintes de problèmes de santé mentale et leurs proches, a souligné le Dr Conway. Si la communication est laborieuse ou inexistante, elle est susceptible d'entraîner des malentendus dont les conséquences peuvent souvent être très sérieuses. Dans le domaine de la santé mentale, il s'agit d'un problème encore plus important où la langue est souvent l'outil même vers le rétablissement.»

Principales orientations

Quatre grandes orientations ont été présentées pour guider les interventions qui seront faites afin d'améliorer les services en santé mentale pour les francophones hors-Québec et les Acadiens: «sensibiliser les communautés francophones, renforcer la capacité communautaire, renforcer les services en français tout au long du continuum en santé mentale et favoriser la recherche, le transfert et l'utilisation des connaissances».

«Ça va nous permettre d'axer nos interventions, s'est réjoui Luc Therrien, infirmier coordonnateur en santé mentale et directeur général du Réseau de santé albertain. Dans le quotidien, ça veut dire avoir accès à d'autres professionnels. [...] Ces orientations-là vont nous permettre d'orienter nos efforts pour améliorer, pour augmenter l'offre de services.»

Selon le Dr Conway, les ressources existent pour les patients francophones, mais elles demeurent cependant inaccessibles pour un trop grand nombre de personnes. «On a fait des études à l'échelle du pays, qui ont démontré que les ressources étaient en place, indique-t-il. On a fait d'autres études qui ont démontré que les gens voulaient recevoir les services et que souvent, ils demandaient les services et pour une raison ou une autre, les services ne semblaient pas disponibles, donc le travail principal que l'on doit accomplir, c'est de relier l'offre et la demande, que ce soit en personne, que ce soit par télémédecine ou par d'autres nouvelles stratégies, technologiques ou autres. [...] Les pistes de solution semblent déjà être un peu en place, donc nous, on va agir en tant que catalyseur.»

Le 6e Rendez-vous Santé en français se poursuit aujourd'hui et demain, au Centre des congrès d'Ottawa.

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