Les aînés n'échappent pas aux ITS

Les infections transmises sexuellement comem la chlamydia, la...

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Les infections transmises sexuellement comem la chlamydia, la gonorrhée, la syphilis, le VIH et l'hépatite B n'affectent pas seulement les jeunes. Chez les personnes de 50 ans et plus d'Ottawa, les statistiques ont doublé en l'espace de cinq ans.

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Le nombre de cas d'infections transmises sexuellement (ITS) rapportés chez les aînés d'Ottawa a pratiquement doublé entre 2005 et 2010.

Des données fournies par Santé publique Ottawa sur le nombre de cas de chlamydia, de gonorrhée, de syphilis, de VIH et d'hépatite B révèlent une hausse considérable de ces ITS chez les résidents de la capitale âgés de 50 ans et plus. Pour l'ensemble de ces ITS, un total de 102 cas ont été rapportés en 2010 à Ottawa, comparativement à 53 cas cinq ans plus tôt.

Ces statistiques ont d'ailleurs incité le Centre de santé communautaire (CSC) Carlington à organiser une foire sur la santé sexuelle des personnes âgées, qui affichait déjà complet une semaine avant sa tenue.

«C'était une façon pour nous de donner des informations aux personnes âgées d'une façon qui n'est pas agressive, a indiqué Nahtalie Mehrer, du CSC Carlington. Ça leur donne aussi une opportunité de visiter des kiosques où il y a des informations, parce qu'avec le décès d'un époux ou d'une épouse, il y a des gens qui commencent à sortir avec d'autres personnes et les informations n'étaient pas nécessairement accessibles pour eux. Il y a beaucoup d'informations que nous, on peut avoir, mais qu'eux n'avaient pas quand ils étaient jeunes. Et à leur âge, les femmes n'ont pas non plus la préoccupation de savoir si elles vont tomber enceintes.»

Infirmière dans une clinique de santé-sexualité de Santé publique Ottawa, Carol Podolak souligne que malgré la hausse du nombre de cas d'ITS chez les personnes âgées d'Ottawa, plusieurs des aînés qu'elle rencontre dans le cadre de son travail cherchent à savoir où ils peuvent subir un test de dépistage.

Un tabou qui perdure

Le sujet de la sexualité chez les aînés demeure malgré tout tabou, estime Mme?Podolak, et ce, tant dans la communauté en général que dans les cabinets de médecins de famille. «C'est important d'en parler, premièrement, et aussi de choisir d'autres méthodes d'expression de la sexualité, indique-t-elle. Il n'y a pas juste les méthodes physiques, il y a toutes les autres choses comme la tendresse, la compagnie, les baisers.»

Plus de détails dans l'édition du Droit du 15 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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