Étudiants en quête d'antidépresseurs

Bon nombre d'étudiants de l'Ud'O auraient recours à... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Bon nombre d'étudiants de l'Ud'O auraient recours à des antidépresseurs, selon la FÉUO.

Étienne Ranger, LeDroit

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Les antidépresseurs figurent au deuxième rang des médicaments les plus réclamés au régime d'assurance de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa (FÉUO), qui dénonce le manque de services d'aide sur le campus.

Le journal étudiant de l'Université d'Ottawa (U d'O), La Rotonde, a récemment rapporté que seuls les montants liés aux réclamations pour des contraceptifs oraux dépassent ceux liés à la prise d'antidépresseurs.

La vice-présidente aux communications de la FÉUO, Anne-Marie Roy, a indiqué au Droit que les paiements effectués par le régime d'assurance pour des antidépresseurs ont atteint 119049$ en 2011.

À la FÉUO, on soulève l'hypothèse que les droits de scolarité sont à blâmer pour la détresse psychologique de certains étudiants. «Selon nous, il y a un lien entre la hausse des droits de scolarité et le stress financier, qui peut mener à une dépression, indique Anne-Marie Roy. Tout dépendant de leur charge de cours, il y a des étudiants qui peuvent avoir un, deux ou même trois emplois à temps partiel pour réussir à payer leurs droits de scolarité et leurs frais de subsistance.»

À l'U d'O, le directeur du Service d'appui au succès scolaire, Murray Sang, reconnaît qu'il y a «plusieurs demandes» pour des problèmes de santé mentale. «Comme dans la société en général, nous avons plusieurs étudiants avec des problèmes d'anxiété et de dépression», souligne-t-il. M.?Sang n'est pas non plus surpris de voir que les antidépresseurs arrivent au deuxième rang des médicaments les plus réclamés au régime d'assurance de la FÉUO.

Murray Sang estime toutefois que la hausse des droits de scolarité n'est pas le principal facteur expliquant la consommation d'antidépresseurs chez la population étudiante. «Je ne peux pas dire que c'est à cause des finances, indique-t-il. Vraiment, la plupart des cas de détresse et de dépression sont souvent liés avec les études et le travail que ça représente, ou encore les étudiants qui arrivent en résidence à 17 ans et qui se retrouvent seuls. Il arrive que l'aspect financier soit en cause, mais pour nous, ce n'est pas la première raison.»

Plus de détails dans l'édition du Droit du 9 novembre 2012 ou sur ledroitsurmonordi.ca

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