L'Outaouais a aussi eu droit à des épisodes de violences

La région n'est pas à l'abri

Aucun établissement de santé de la région n'est à l'abri d'événements  violents... (ARCHIVES, LeDroit)

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ARCHIVES, LeDroit

Mathieu Bélanger
Le Droit

Aucun établissement de santé de la région n'est à l'abri d'événements violents et malheureux comme ceux survenus à Montréal, où un patient de l'aile psychiatrique de l'Hôpital Notre-Dame aurait assassiné deux autres patients, en plus d'avoir tenté d'en tuer un troisième en l'espace de six jours.

« Même si nous prenons tous les moyens pour éviter que ça se produise, nous ne serons jamais à l'abri d'un événement malheureux comme celui survenu à Montréal, admet Sylvain Dubé, porte-parole du Centre de santé et de services sociaux de Gatineau (CSSSG). Ça peut survenir dans une unité psychiatrique comme ça pourrait arriver dans n'importe quelle autre unité de soins. »

En fait, les hôpitaux de Hull et Gatineau ont par le passé été le théâtre d'événements violents où des patients ont trouvé la mort (voir tableau).

En 2010, LeDroit révélait que près de 200 agressions physiques avaient eu lieu dans ces deux établissements entre 2005 et 2010. Toutefois, la très grande majorité des victimes de ces actes violents était du personnel soignant.

Investissements

La direction du CSSSG a investi des sommes d'argent importantes au cours des dernières années pour améliorer la sécurité des lieux.

« Il y a eu des réaménagements pour que ce soit plus sécuritaire, explique M. Dubé. À l'urgence de Gatineau, les patients psychiatriques ne sont pas dans la même aire d'attente que les autres patients. Sur les étages, il n'y a plus de mixité de clientèle. Les unités psychiatriques de Hull et Gatineau sont toujours fermées et les patients doivent avoir une autorisation d'un médecin pour pouvoir en sortir. »

M. Dubé ajoute que si un patient devient dangereux pour lui-même ou les autres, il fera l'objet d'une prescription de surveillance.

« Il y a une personne, un préposé ou un agent de sécurité, qui assurera en permanence la surveillance et l'ensemble du personnel est formé pour détecter les signes de dangerosité d'un patient. »

Le directeur général de l'Hôpital de Papineau et ancien patron de l'Hôpital Pierre-Janet, Pierre Gagnon, explique que les unités psychiatriques sont maintenant conçues de façon à être faciles à sécuriser.

« Il n'y a pas plus de 12 ou 14 lits par unité, dit-il. Ça devient même comme une petite communauté. Toutefois, des meurtres comme ceux survenus à Montréal, je n'ai jamais vu ça en 30 ans à Pierre-Janet. »

Plus de détails dans LeDroit du 28 juin ou sur ledroitsurmonordi.ca

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