L'Alberta choisit la dette plutôt que l'austérité

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La première ministre de l'Alberta Rachel Notley félicite le ministre des Finances Joe Ceci, jeudi, à Edmonton.

Jason Franson, PC

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La Presse Canadienne
EDMONTON

Le gouvernement néo-démocrate de l'Alberta a opté pour l'endettement plutôt que l'austérité afin de lutter contre le ralentissement de l'économie et maintenir les services.

En déposant son budget, jeudi, le ministre des Finances, Joe Ceci, a estimé qu'il s'agissait de la seule façon d'éviter un déclin accru de l'économie, alors que la province tente de réorienter ses sources de revenus.

Le ministre Ceci a confirmé que la province devrait afficher un déficit de 10,4 milliards cette année, de 10 milliards l'an prochain et de 8,0 milliards l'année suivante. La dette de l'Alberta devrait atteindre 58 milliards d'ici 2019. La province ne croit pas pouvoir renouer avec l'équilibre budgétaire avant 2024. Les derniers 3,8 milliards du Fonds de contingence de l'Alberta, fruit des années de vaches grasses, seront utilisés cette année, et la province empruntera 5,4 milliards pour ses activités quotidiennes.

Le gouvernement de Rachel Notley estime que la taxe sur le carbone, qui doit entrer en vigueur le 1er janvier, coûtera aux ménages environ 500$ par année d'ici 2018, lorsque les prix de l'essence et du mazout auront augmenté. Les couples gagnant moins de 100 000$ et les personnes vivant seules gagnant moins de 51 000$ recevront un remboursement de cette taxe. Le gouvernement néo-démocrate n'annonce pas d'autres hausses de taxes ou d'impôts.

Par ailleurs, une toute nouvelle Prestation pour enfants offrira jusqu'à 2750$ par année aux familles à faible revenu, ce qui devrait aider 235 000 jeunes. Le crédit d'impôt pour emploi des familles a aussi été amélioré.

Au chapitre des dépenses, le gouvernement fusionnera ou éliminera 26 agences, régies et commissions, une économie de 33 millions sur trois ans. Les salaires et l'approvisionnement des ministères seront réduits de 2,0%, une économie estimée à 121 millions, mais aucune réduction d'effectifs n'a été annoncée dans la fonction publique «de première ligne».

La province maintient pour une deuxième année son programme accéléré d'infrastructures de 35 milliards.

Des nouveaux crédits d'impôt de 250 millions sont annoncés pour encourager les investissements dans les entreprises. La taxe aux petites entreprises sera réduite d'un point, à 2%. Le gouvernement espère que ces incitatifs permettront de créer 100 000 emplois d'ici trois ans.

L'effondrement des prix du baril de pétrole a provoqué la perte de milliers d'emplois en Alberta. Le prix du baril de référence est tombé sous la barre des 30$US en janvier mais a remonté un peu depuis pour tourner autour de 40$. Il se transigeait à plus de 100$US le baril à l'été 2014.

L'Alberta s'attend à récolter cette année 1,4 milliard en recettes tirées des ressources non renouvelables, alors qu'elle en recueillait près de 10 milliards il y a deux ans.

Le gouvernement libéral de Terre-Neuve-et-Labrador, autre province productrice de pétrole, a estimé jeudi, en déposant son budget, que le déficit devrait atteindre cette année 1,8 milliard. Il a annoncé plusieurs hausses de taxes et d'impôts.

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