Ban Ki-moon lance une flèche à l'ex-gouvernement Harper

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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est notamment entretenu avec le premier ministre du Québec, Philippe Couillard.

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Pierre Saint-Arnaud
La Presse Canadienne

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a servi un camouflet diplomatique à l'ancien gouvernement de Stephen Harper lors de sa visite officielle à Montréal, vendredi.

Après que le maire Denis Coderre eut souligné qu'il s'agissait de la première visite d'un secrétaire général de l'ONU dans la métropole depuis celle de Boutros Boutros-Ghali en 1994, Ban Ki-moon a déclaré qu'il était «de retour parce que le Canada est de retour» («I'm back because Canada is back»), reprenant ainsi la formulation du premier ministre Justin Trudeau.

Interrogé sur cette déclaration à l'issue de la visite, Denis Coderre s'est d'abord montré prudent: «Je ne regarde pas le passé, mais je sais que l'avenir est prometteur parce qu'on a un gouvernement qui croit à l'approche multilatérale», a d'abord déclaré le maire.

Puis, pressé d'élaborer, il s'est avancé plus loin: «Le Canada a un potentiel extraordinaire, une réputation magnifique. Les Anglais disent qu'on est des bridge builders. [...] On avait perdu cette réputation-là à certains égards, mais je pense que ça va mieux maintenant.»

Questionné sur les efforts de paix en Syrie, Ban Ki-moon a reconnu que la situation était très complexe puisque, même si des discussions de paix sont en cours, le groupe armé État islamique, la Russie et le régime de Bachar el-Assad poursuivent les combats.

Il a dit vouloir oeuvrer sur trois axes, soit de faciliter et soutenir les pourparlers, fournir une aide humanitaire d'urgence dans les régions difficiles d'accès et combattre l'extrémisme et le terrorisme.

«C'est ce que fait l'ONU mais ce n'est pas facile. Nous y travaillons très fort», a dit M. Ban.

Réfugiés: plus d'efforts requis

Par ailleurs, il a salué l'effort du Canada en matière d'accueil de réfugiés, mais a fait valoir que des efforts de solidarité additionnels étaient requis étant donné l'ampleur de la situation et les coûts insoutenables pour les pays voisins, dont la plupart sont des pays en développement.

«J'apprécie profondément et je salue le leadership, la compassion, la générosité et la solidarité démontrés par le gouvernement canadien en recevant 25 000 (réfugiés). C'est peut-être un petit nombre, mais c'est une énorme solidarité», a déclaré le secrétaire général.

Selon Ban Ki-moon, l'exemple canadien doit être suivi à travers le monde.

«C'est ce que doit démontrer la communauté internationale. Nous sommes une seule humanité, mais nous partageons la responsabilité. Seulement par la responsabilité partagée pouvons nous résoudre cette situation.»

Denis Coderre a de son côté souligné l'apport des villes à la vie internationale. Outre le fait que Montréal accueille le siège de l'Organisation de l'aviation civile internationale, il a affirmé que l'ensemble des villes jouent un rôle de plus en plus important en matière de développement durable, notamment.

Cette question, ainsi que les enjeux climatiques, l'accueil des réfugiés et la lutte contre la radicalisation, notamment, ont fait l'objet de discussions entre les deux hommes. Ban Ki-moon doit d'ailleurs visiter samedi le Centre de prévention de la radicalisation menant à la violence.

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