Infrastructures: le fédéral ouvert à aider les villes

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Lors qu'il est question d'investir en infrastructures, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin estime que la part du fédéral devrait être «au minimum» de 50%.

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Les maires des grandes villes canadiennes étaient tout sourire, jeudi après-midi, après une première journée de discussions prébudgétaires avec des ministres fédéraux à Ottawa.

Le ministre de l'Infrastructure et des Collectivités, Amarjeet Sohi, a réaffirmé son ouverture à revoir la formule de financement dans le cadre de son plan d'investissements dans les projets d'infrastructures. 

En vertu de la formule en vigueur depuis 1993, les projets d'infrastructures sont financés à parts égales entre les villes et les gouvernements provincial et fédéral.

Les municipalités évoquent leur capacité de payer limitée pour demander une révision de cette façon de faire depuis des années. Tout indique que leurs doléances ont finalement été entendues.

Le ministre Amarjeet Sohi, qui a été conseiller municipal à Edmonton pendant huit ans avant de se faire élire sous la bannière libérale, a fait valoir qu'il était bien placé pour comprendre les défis auxquels les villes sont confrontées.

«Je comprends tout à fait les défis dont font face les municipalités, a soutenu le ministre Sohi. Nous sommes ouverts à ajuster la formule actuelle.»

Le Parti libéral du Canada a promis en campagne électorale d'investir quelque 125 milliards de dollars en infrastructures en 10 ans, le double de l'investissement prévu par le gouvernement précédent.

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Le maire de Québec Régis Labeaume a évoqué un partage de type 50%-25%-25%, le fédéral épongeant la plus grosse part de la facture.

Patrick Woodbury, LeDroit

Le maire de Québec Régis Labeaume a évoqué un partage de type 50%-25%-25%, le fédéral épongeant la plus grosse part de la facture. 

Le président du caucus des maires des grandes villes, le maire de Vancouver Gregor Robertson, a proposé un partage à 50%-40% et 10% pour les villes.

S'il se dit «prudent» à cette étape des négociations avec Ottawa, le maire de Gatineau Maxime Pedneaud-Jobin estime que la part du fédéral devrait être «au minimum» de 50%.

En point de presse, le maire d'Ottawa Jim Watson a de son côté insisté sur le fait qu'il fallait demeurer réaliste. «Nous avons commencé ce dialogue avec le ministre [jeudi]. Tous les maires aimeraient avoir 100% de subvention du fédéral, mais ce n'est pas réaliste», a-t-il dit. 

Son homologue de Montréal n'a pas voulu parler de chiffres à sa sortie de la rencontre, préférant mettre l'accent sur l'esprit de collaboration qui a régné tout au long des échanges. «Tout le monde veut vraiment travailler ensemble», a noté Denis Coderre.

Autre bonne nouvelle pour les villes: le ministre Amarjeet Sohi se dit aussi prêt à réduire la bureaucratie et donner plus de liberté aux  municipalités quant à la façon dont ils dépenseront l'argent disponible.

Les élus municipaux qui ont convergé dans la capitale fédérale doivent rencontrer vendredi le premier ministre Justin Trudeau, qui tiendra ensuite un point de presse.

Le dossier Énergie Est

Si tous s'entendent pour accélérer le financement pour réparer les routes et des ponts, le projet d'oléoduc Énergie Est de TransCanada était sur toutes les lèvres en matinée.

Avant la rencontre, le maire de Calgary Naheed Nenshi a minimisé l'importance de la prise de position de Denis Coderre contre le projet, dans sa forme actuelle.

«Au final, c'est une décision qui relève du gouvernement fédéral, affirme M. Nenshi. Moi, je peux bien dire que je n'aime pas les choux de Bruxelles, mais ce n'est que mon opinion.»

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Dans le dossier Énergie Est, le maire de Montréal Denis Coderre a évité de jeter de l'huile sur le feu.

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Le maire de Montréal a évité de jeter de l'huile sur le feu et refuse de participer à un clivage qui opposerait l'est et l'ouest du pays sur la question de l'oléoduc. M. Coderre a tout de même tenu à défendre la position des 82 maires de la Communauté métropolitaine de Montréal.

Selon lui, les municipalités sont d'incontournables partenaires dans ce genre de projet d'envergure. «On ne définit plus le monde en terme de continent ou de pays, mais en terme de villes», affirme M. Coderre.

De son côté, le maire de Québec Régis Labeaume a dit préférer les oléoducs aux autres modes de transport du pétrole.

«C'est simple. On préfère avoir du pétrole dans un oléoduc que de l'avoir dans un camion sur une route ou un wagon sur un chemin de fer. Si on n'a pas compris avec Mégantic, je ne sais pas quand on va comprendre.»

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