Facture liée aux réfugiés syriens: Couillard «très rassuré»

Des réfugiés qui viennent d'atteindre la Grèce, fin... (Archives AP)

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Des réfugiés qui viennent d'atteindre la Grèce, fin novembre.

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Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Les premiers ministres du Québec et du Nouveau-Brunswick attendent le plan d'Ottawa avant de commenter les informations voulant que les hommes seuls ne seraient pas admis au Canada dans le cadre du plan d'accueil des 25 000 réfugiés syriens.

Le premier ministre Philippe Couillard voulait obtenir la garantie que l'accueil de quelque 2000 réfugiés syriens additionnels au Québec s'accompagnerait d'une enveloppe du fédéral. Il a dit lundi soir l'avoir obtenue.

Après s'être montré préoccupé par les implications financières liées à l'arrivée d'un plus grand nombre de déplacés que prévu initialement, M. Couillard a affirmé qu'il avait été «rassuré» par les propos du premier ministre Justin Trudeau.

Le dirigeant québécois a tenu ces commentaires lors de la conférence de presse ayant suivi la première rencontre entre le nouveau premier ministre canadien et ses homologues provinciaux et territoriaux, lundi soir, à Ottawa.

On en saura davantage sur le plan du gouvernement fédéral mardi après-midi, alors que sera dévoilé le plan d'accueil des 25 000 réfugiés syriens qui sont attendus au Canada d'ici la fin de l'année.

Un peu plut tôt, lundi, M. Couillard et son homologue du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, avaient dit préférer attendre le dépôt du plan en question avant de commenter les informations voulant que les hommes seuls ne seraient pas admis au Canada dans le cadre du plan d'accueil des 25 000 réfugiés syriens.

Selon ce qu'a rapporté le réseau anglais de Radio-Canada, le fédéral ouvrirait ses portes seulement aux femmes, aux enfants et aux familles qui fuient la guerre en Syrie dans le cadre de son plan d'accueil.

«Je ne penserais pas que cette règle soit absolue», avait suggéré le premier ministre du Québec lors d'une rencontre avec les journalistes en début d'après-midi, lundi, peu avant la réunion du Conseil de la fédération.

«Je vous rappellerais que le Haut Commissariat des Nations unies (pour les réfugiés), dans sa sélection (...), tient compte du degré de vulnérabilité des gens, ce qui l'amène à placer en tête de priorité les familles avec enfant et les membres des minorités religieuses opprimées», a-t-il ajouté.

Le premier ministre néo-brunswickois n'a pas plus voulu se prononcer sur les modalités de sélection des réfugiés syriens. «Je pense que c'est très important que nous fassions confiance au gouvernement fédéral», a-t-il simplement plaidé.

Rappelant que sa province s'est engagée à accueillir 1500 réfugiés, M. Gallant s'est dit «convaincu» qu'Ottawa ferait «avancer ce dossier de façon à ce que les Canadiens soient protégés et que nous puissions jouer notre rôle au niveau international».

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall - l'un des rares dirigeants d'allégeance conservatrice à être à la tête d'une province canadienne à l'heure actuelle - a pour sa part signalé qu'il était en faveur de cette façon de trier les Syriens espérant trouver refuge au Canada.

«Je pense que tout le monde comprend que c'est probablement la bonne priorité», a suggéré celui qui juge malavisé d'avoir fixé un échéancier pour l'accueil de milliers de réfugiés syriens et qui a d'ailleurs demandé la suspension du plan des libéraux.

Le ministère de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté n'a pas voulu confirmer les informations de la CBC entourant la sélection des réfugiés, lundi.

«Beaucoup de fausses rumeurs concernant notre plan pour les réfugiés. Demain vous pourrez savoir ce que nous ferons vraiment», a cependant écrit sur Twitter le titulaire du ministère, John McCallum.

Le chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Thomas Mulcair, s'est pour sa part prononcé contre le principe d'exclusion des hommes seuls. En conférence de presse au parlement, il a soumis que les réfugiés devraient être sélectionnés en fonction de leur détresse et non de nos peurs.

«La sécurité demeure une question centrale évidemment, mais est-ce que ça veut dire que nous (devons) exclure du programme tous les jeunes hommes orphelins?», a-t-il demandé.

«Allons-nous refuser les homosexuels qui fuient la persécution? Allons-nous exclure les hommes qui fuient Daesh après avoir vu leur famille entière se faire massacrer? Ce n'est pas comme ça qu'on devrait faire les choses au Canada», s'est inquiété M. Mulcair.

Le plan d'accueil des réfugiés figurait parmi les sujets à l'ordre du jour pour la rencontre du premier ministre Justin Trudeau avec ses homologues provinciaux et territoriaux, qui s'est tenue au Musée canadien de la nature.

L'un des principaux objectifs de la réunion était cependant de discuter des changements climatiques et de l'approche du Canada relativement aux négociations qui seront menées dans le cadre de la Conférence de Paris sur le climat (COP21), qui s'ouvre le 30 novembre dans la capitale française.

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