Le bilinguisme aux frontières progresse, dit Graham Fraser

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«Au cours des dix dernières années, l'ASFC a réalisé de nets progrès en vue de se conformer à la Loi sur les langues officielles», indique dans ce rapport le commissaire Fraser.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Les services bilingues aux points d'entrée des aéroports et des frontières partout au Canada ont connu de «nets progrès» au cours des dix dernières années, et devraient continuer de s'améliorer, selon le commissaire aux langues officielles Graham Fraser.

Dans un rapport rendu public jeudi, le commissaire Fraser constate que l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) se conforme mieux à ses obligations linguistiques envers le public voyageur.

«Maintenant que la voie est tracée, nous pouvons nous attendre à ce que le service du public s'améliore aux frontières», a indiqué le commissaire Fraser.

Si la direction a fait preuve de leadership et d'engagement, le commissaire affirme néanmoins que des améliorations sont nécessaires et formule huit recommandations. L'Agence ne compte pas suffisamment d'employés bilingues pour assurer des services de qualité égale dans les deux langues officielles en tout temps, notamment dans les aéroports où transigent plus d'un million de passagers par année, ce qui inclut notamment l'aéroport d'Ottawa.

Une telle situation entraîne «d'importants délais pour les voyageurs qui sont dirigés vers la zone d'inspection secondaire, qui sont servis au téléphone ou qui ne peuvent obtenir des services dans la langue officielle de leur choix», constate M. Fraser.

«La direction comprend très bien qu'elle a besoin d'agents bilingues et prend actuellement des mesures afin de combler cet écart», poursuit-il.

Lors de l'enquête, plusieurs témoignages ont été recueillis auprès des agents pour cibler les raisons de l'absence de l'offre active dans les deux langues officielles.

«Ceux qui sont ici depuis longtemps deviennent désinvoltes, et beaucoup pensent tout simplement que ça paraît stupide», raconte un agent. Un autre déclare qu'«il ne s'agit pas vraiment d'une priorité pour nous. Nous sommes surmenés et manquons de personnel, et avons en fait d'autres priorités».

Fraser «endort les francophones», dénonce Impératif français

Le président d'Impératif français, Jean-Paul Perreault, estime que le commissaire Fraser «tente d'endormir les francophones» en disant qu'il y a de «nets progrès» à l'Agence des services frontaliers pour les services en français.

«Tout le monde sait bien que nos droits ne sont pas respectés dans les aéroports et aux frontières, a-t-il réagi. Le commissaire ne fait pas son travail. Est-ce qu'il veut nous faire pleurer, en disant que la situation s'améliore alors que son rôle devrait être de s'assurer que le problème n'existe pas? Il veut que nous nous contentions des miettes encore une fois».

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