Compressions à Radio-Canada: «une menace», disent la FCFA et l'AFO

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Paul Gaboury
Le Droit

La réduction des effectifs et le sous-financement de Radio-Canada menacent les communautés francophones partout au pays, incluant celles de l'Ontario, ont déploré la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA) et l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO), en réaction au rapport Houle déposé à Québec jeudi.

Le rapport préparé par le consultant expert Michel Houle pour les gouvernements du Québec et de l'Ontario confirme que les crédits parlementaires accordés à Radio-Canada n'ont augmenté que de 0,5% entre 1990 et 2014, bien en deçà de l'Indice des prix à la consommation (51%) et des dépenses gouvernementales (74%) pour la même période.

Entre 2011 et 2015, le diffuseur public aurait perdu plus de 100 millions$ de financement public ciblé spécifiquement sur la programmation.

Crise de financement

Selon l'auteur du rapport, Radio-Canada est confrontée à une crise de financement qui affecte directement la programmation locale et les effectifs desservant les communautés francophones et qui vient «incontestablement» de la stagnation des crédits parlementaires.

«On se doutait qu'avec les rondes de compressions à n'en plus finir, on en était arrivés à un point où notre diffuseur public n'a plus les moyens de s'acquitter de son mandat, particulièrement à l'extérieur du Québec. Maintenant, on en a la preuve» a réagi Marie-France Kenny, présidente de la FCFA.

«Dans les régions de la province, les suppressions de postes ont laissé un goût amer à la communauté franco-ontarienne», note le président de l'AFO, Denis Vaillancourt. Il ajoute que leur impact sur la programmation locale de langue française en région est grand, car les citoyens de ces localités ne disposent souvent que de ce seul média pour obtenir de l'information en français. M. Vaillancourt se dit quelque peu rassuré que les gouvernements de l'Ontario et du Québec aient ciblé certaines mesures présentées dans le rapport afin d'amorcer une série d'interventions visant «à renverser la vapeur».

Il a aussi rappelé l'importance de l'appui de la ministre ontarienne déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, et du ministre québécois des Affaires intergouvernementales canadiennes, Jean-Marc Fournier, dans ce dossier.

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