Des contrôles financiers inadéquats chez l'ex-ombudsman de la Défense

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De nombreuses lacunes ont été soulevées par le vérificateur général concernant le mandat de l'ancien ombudsman de la Défense nationale.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

Le mandat de l'ancien ombudsman de la Défense nationale, Pierre Daigle, a été marqué par de nombreuses lacunes au niveau de la gestion, observe le vérificateur général du Canada, Michael Ferguson.

Dans le rapport d'audit déposé mardi, le vérificateur général conclut à un manque de contrôle adéquat «dans la gestion financière, la passation de contrats et la gestion des ressources humaines». Dans plusieurs cas, le bureau ne respectait pas «les règles ou les codes de conduite».

L'audit visait la période entre février 2009 et août 2014, couvrant le mandat de cinq ans de l'ancien ombudsman Pierre Daigle, qui a pris fin en février 2014, et la transition au mandat de l'ombudsman actuel. «Nous avons constaté que l'ancien ombudsman et certains membres de la haute direction n'avaient pas respecté le Code de valeurs et d'éthique du secteur public. Cette situation a entraîné des griefs et des plaintes, un taux élevé d'absentéisme pour cause de maladie, ainsi qu'un roulement important de personnel», écrit le vérificateur général.

L'absence de procédures normalisées pour les enquêtes avait entraîné des retards dans le déroulement des enquêtes, entre 2009 et 2012. Ensuite, la situation s'est améliorée grâce à certains changements mis en place.

À plusieurs reprises, entre 2009 et 2013, le Bureau de l'ombudsman ne s'est pas conformé aux règles sur l'approbation et la divulgation des dépenses de voyages, des frais d'accueil et sur la gestion des contrats, révèle le rapport.

Par exemple, l'ancien ombudsman a approuvé six des 28 demandes qu'il a lui-même présentées pour des dépenses d'accueil. Un subalterne a autorisé 28 des 30 cas de dépenses de voyages engagées par l'ancien ombudsman, alors qu'une autorité supérieure aurait dû le faire.

Toutefois, précise-t-on dans l'audit, parmi les transactions examinées, aucun élément probant ne montre que l'ancien ombudsman aurait tiré un avantage personnel des écarts observés. L'ancien ombudsman, de son côté, n'était pas d'accord pour dire que l'ensemble des constatations de ce rapport était fondé sur des faits.

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