L'université franco-ontarienne absente du budget

«En bref, nous restons sur notre appétit sur... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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«En bref, nous restons sur notre appétit sur le dossier du postsecondaire», a commenté le président l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Les francophones de l'Ontario espérant voir naître une première université «par et pour» les Franco-Ontariens lors du dépôt du budget du gouvernement provincial, jeudi, devront prendre leur mal en patience.

Bien que le ministre des Finances, Charles Sousa, a signalé son intention d'investir 11 milliards $ sur 10 ans pour construire et améliorer des écoles en province, l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario (AFO) aurait souhaité qu'une place soit aussi accordée à une université de langue française dans ce budget.

«Il aurait été intéressant de constater une mention. En bref, nous restons sur notre appétit sur le dossier du postsecondaire», a confié au Droit le président de l'AFO, Denis Vaillancourt, après avoir consulté le volumineux document déposé à Queen's Park.

Le 10 février dernier, le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO) et l'AFO avaient réclamé que le gouvernement Wynne s'engage à mettre sur pied une université de langue française d'ici trois ans. Le trio avait proposé une série de mesures pour concrétiser l'implantation d'une université 100% franco-ontarienne. Aucune d'entre elles n'a été retenue.

M. Vaillancourt reste néanmoins optimiste que des percées pourraient avoir lieu dans les «prochaines semaines». «La porte n'est pas nécessairement fermée. On ne s'est pas fait dire non», a-t-il rappelé.

«L'université reste une de mes priorités, a assuré de son côté Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones. La première ministre (Kathleen Wynne) voit aussi cette initiative d'un bon oeil. Le projet n'est pas identifié (textuellement) dans le budget. Mais il faut savoir que nos projections s'effectuent sur trois ans et que les enveloppes ne sont pas statiques, mais dynamiques. C'est toujours possible (que le projet se concrétise).»

Le gel du budget pour l'éducation inquiète toutefois l'Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO).

«On pourrait dire que le montant pour l'éducation représente une diminution de fonds investis dans ce secteur. C'est le même montant que l'année dernière, mais il n'a pas été indexé au coût de la vie», a pesté le président de l'AEFO, Carol Jolin. On demande aux travailleurs oeuvrant dans le domaine de l'éducation de faire autant avec moins.»

À l'heure actuelle, l'élimination du déficit de près de 11 milliards, d'ici 2017-2018, et des investissements de 130 milliards sur dix ans dans diverses infrastructures demeurent les deux grandes priorités du gouvernement libéral.

«C'est un budget audacieux, mais positif. Nous avons un plan pour éliminer la dette, a résumé Mme Meilleur. Nous aurions aimé que celui du fédéral (dévoilé mardi) soit comme le nôtre en matière d'infrastructure, mais celui-ci ne vient pas à la table avec une même enveloppe.

Watson satisfait

Pendant ce temps à Ottawa, le maire Jim Watson s'est dit satisfait par la volonté du gouvernement ontarien d'investir dans les infrastructures. Ce dernier ne s'attendait pas à l'octroi de fonds particuliers pour sa municipalité.

«Il n'y a pas beaucoup de nouvelles pour nous dans ce budget, a-t-il avoué. L'Ontario nous a déjà consenti les sommes nécessaires pour notre plan pour l'assainissement de la rivière des Outaouais et nous avons eu un engagement du gouvernement pendant la campagne électorale l'an dernier pour notre deuxième phase du train léger».

Le maintien d'une entente sur transfert de certaines responsabilités gouvernementales, qui rapportera 4,7 millions à Ottawa l'an prochain, a aussi été salué par M. Watson. «Ces sommes seront investies dans des priorités locales.»

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