Les francophones perdent du poids dans la région

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La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle que le français et l'anglais a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %. À Gatineau, la proportion a triplé, passant de 3% à 9,5%.

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Paul Gaboury
Le Droit

Le poids démographique des francophones encaisse un net recul, tant à Ottawa qu'à Gatineau, même si leur nombre continue de s'accroître depuis 30 ans. La proportion d'anglophones est elle aussi en baisse, de part et d'autre de la rivière des Outaouais, alors que le nombre d'allophones a littéralement explosé entre 1981 et 2011.

Ces données inédites sont tirées du Portrait des groupes de langues officielles d'Ottawa et de Gatineau, préparé par Statistique Canada à la demande du Commissariat aux langues officielles. L'enquête décrit l'évolution des groupes linguistiques entre 1981 et 2011.

Les résultats ont été dévoilés mercredi à divers intervenants de la région de la capitale.

À Ottawa, l'examen des données sur la langue maternelle révèle que la proportion de francophones est passée de 19,2 % à 15 % en l'espace de trois décennies, alors que les anglophones ont vu leur part du gâteau fléchir de 70,9 % à 63,7 %. La proportion d'Ottaviens ayant une « autre langue » maternelle a plus que doublé, passant de 10,5 % à 21,3 %, ce qui leur confère désormais la deuxième plus importante proportion de l'échiquier linguistique de la capitale, devant les Franco-Ontariens.

En nombres absolus, la population ayant l'anglais comme langue maternelle atteint 555 500 personnes, contre 185 700 individus ayant une « autre langue » et 131 300 autres ayant grandi avec la langue de Molière.

À Gatineau, la proportion de la population de langue française a aussi diminué, passant de 84 % à 78,4 %, alors que la part des anglophones est demeurée à peu près stable, passant de 13 à 12 %. La population ayant une autre langue maternelle a plus que triplé en 30 ans, passant d'un maigre 3 % à 9,5 %.

Toujours sur la rive québécoise, le français accuse également un recul au chapitre de la « langue parlée », passant de 85,7 % à 83,7 %, tandis que l'anglais a légèrement progressé, passant de 13,8 % à 15,7 %. À la maison, la population déclarant parler uniquement le français a aussi diminué au cours de la dernière décennie, de 72 % en 2001 à 67,4 % en 2011. Celle parlant uniquement l'anglais est passée de 9,2 à 10,2 % pendant la même période.

La population gatinoise de langue anglaise a vu son effectif augmenter de 80 % entre 1981 et 2011, passant de 23 000 à 41 400 personnes, alors que la population ayant le français comme langue parlée a crû de 55 %, passant de 142 400 à 210 000 personnes.

Les immigrants adoptent l'anglais

À Ottawa, la population immigrante tend à adopter principalement l'anglais comme langue parlée, si bien que son utilisation a augmenté au cours des 30 dernières années (79,6 % à 82,3 %), alors que celle du français a diminué (19,5 % à 16,4 %).

Dans la capitale, 97 % de la population dit pouvoir soutenir une conversation en anglais, un chiffre pratiquement inchangé depuis 30 ans, alors que la population pouvant soutenir une conversation en français a légèrement augmenté, passant de 36 % à 38 %.

Dans les environs

Dans les environs d'Ottawa, les francophones sont majoritaires (65 %) dans Prescott-Russell, seul endroit qui présente une proportion plus élevée que la capitale (15 %). Le français est la première langue parlée par une majorité de résidents de Casselman (81,6 %), Hawkesbury (80,7 %), Alfred-Plantagenet (76,2 %), La Nation (67,9 %), Clarence-Rockland (65,2 %), Champlain (62,5 %) et Hawkesbury-Est (61,4 %), contre 45,5 % à Russell.

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