Péladeau écorche le gouvernement fédéral

Pierre Karl Péladeau a prononcé un discours devant... (PHOTO ÉTIENNE RANGER, LEDROIT)

Agrandir

Pierre Karl Péladeau a prononcé un discours devant les étudiants du Cégep de l'Outaouais, en plus de visiter l'usine de la Laiterie de l'Outaouais, le Carrefour jeunesse-emploi de l'Outaouais et de rencontrer ses militants.

PHOTO ÉTIENNE RANGER, LEDROIT

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Les fonctionnaires fédéraux demeurant sur la rive québécoise auront « probablement » le droit de garder leur emploi si le Québec devient souverain, a déclaré Pierre Karl Péladeau, au terme d'un discours écorchant Ottawa à maintes reprises qu'il a prononcé mardi au Cégep de l'Outaouais.

À en croire les applaudissements réservés au candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ) par les quelques centaines de personnes réunies dans l'auditorium du cégep, l'allocution s'est faite devant un public majoritairement souverainiste.

M. Péladeau a critiqué le gouvernement fédéral sous différents angles, en insistant sur le fait que le Québec devrait, selon lui, être maître de sa destinée et de ses ressources. Il a notamment cité le projet d'oléoduc de TransCanada à plusieurs reprises afin d'appuyer ses propos à l'effet qu'Ottawa détenait des pouvoirs lui permettant d'aller à l'encontre de la volonté du Québec.

Interrogé par une jeune femme sur l'avenir des nombreux fonctionnaires fédéraux de la région au sein d'un Québec indépendant, M. Péladeau a souligné que le pays dont il rêve « va avoir besoin de services publics et de fonction publique ».

« Les effectifs à l'heure actuelle qui travaillent pour le gouvernement fédéral vont être des ressources de grand talent pour le Québec qui va avoir un pays, a-t-il mentionné. [...] D'autre part, ceux qui habitent à Gatineau et qui travaillent à Ottawa, que vous soyiez pour le gouvernement fédéral ou que vous travailliez pour une entreprise privée, ils vont probablement aussi avoir le droit de garder leur emploi. Parce que le gouvernement fédéral va s'interroger, il ne veut pas perdre non plus toutes ses ressources et ce sont des éléments qui vont faire l'objet de discussions avec le gouvernement fédéral. »

Pierre Karl Péladeau note qu'il faudra toutefois « développer davantage l'économie dans la région de l'Outaouais » advenant une victoire lors d'un référendum sur la souveraineté. « Il va falloir créer des entreprises, il va falloir stimuler les PME, a-t-il dit. Que ce soit les cégeps, que ce soit les universités, il n'y a pas de raison que nous ne puissions pas, justement, avec les ressources qui existent ici, faire en sorte que nous construisions une économie forte. »

Le candidat à la chefferie du PQ affirme également qu'il lui apparaît essentiel, « dans la prochaine Constitution du Québec », d'octroyer des pouvoirs aux régions.

Pierre Karl Péladeau a commencé sa tournée régionale de mardi avec une visite de l'usine de la Laiterie de l'Outaouais, puisqu'il souhaitait en apprendre davantage sur les démarches ayant mené à la création de cette entreprise à la suite de la fermeture de la Laiterie Château.

L'homme d'affaires a fait un arrêt en après-midi au Carrefour jeunesse emploi de l'Outaouais (CJEO), touché depuis le 1er avril par la réorganisation des services imposée par Québec. Plus de 900 jeunes adultes ne peuvent plus être accompagnés par l'organisme, seuls les prestataires de l'aide sociale et de l'assurance-emploi pouvant dorénavant être desservis. Après avoir rencontré la direction et les employés, il n'a pas hésité à qualifier de triste cette décision du gouvernement libéral, se désolant que le ministre (François Blais, à l'époque) n'ait même pas pris la peine de constater par lui-même tout le travail fait quotidiennement sur le terrain par les CJE.

Précisant que les élus de tous les partis et tous les paliers sont les bienvenus, la directrice générale Martine Morissette compte poursuivre sa bataille dans l'espoir de renverser la décision des libéraux, soulignant qu'aucune économie n'a été faite, l'enveloppe globale de mission (45 millions $) ayant été transférée à Emploi-Québec.

En fin d'après-midi, M. Péladeau a également participé à une rencontre au bureau du maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin.

Le prétendant à la succession de Pauline Marois a livré en soirée un discours devant un groupe d'environ 150 militants péquistes.

À maintes reprises, il a dit que Philippe Couillard était le pire premier ministre de l'histoire en matière de défense des intérêts du Québec, ajoutant que Robert Bourassa et même Jean Charest ont fait mieux que lui à cet égard. Il a aussi répété qu'il fallait tout faire pour contrecarrer les arguments de « peur » véhiculés par les fédéralistes au sujet de la souveraineté.

Avec Daniel LeBlanc

Partager

À lire aussi

  • Péladeau donne raison à Parizeau

    Québécoise

    Péladeau donne raison à Parizeau

    Pierre Karl Péladeau estime que son discours sur la souveraineté doit «satisfaire» l'ancien premier ministre Jacques Parizeau, qu'il ne juge... »

  • Le projet d'oléoduc préoccupe la Ville de Trois-Rivières

    Environnement

    Le projet d'oléoduc préoccupe la Ville de Trois-Rivières

    La Ville de Trois-Rivières entend participer aux audiences de l'Office national de l'énergie (ONE) afin de faire valoir ses préoccupations au sujet... »

  • Pierre Jury | Généralités

    Pierre Jury

    Généralités

    Deux candidats à la direction du Parti québécois qui passent par l'Outaouais, cette semaine, n'auront converti personne à la cause souverainiste.... »

  • Péladeau répond au dragon Mitch Garber

    Actualités

    Péladeau répond au dragon Mitch Garber

    Pierre Karl Péladeau n'a pas paru offusqué outre mesure par les propos de l'homme d'affaires Mitch Garber qui a mis en doute ses qualités de... »

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer