Les ministres Paradis et Glover ne brigueront pas un nouveau mandat

Christian Paradis a été élu pour la première... (PHOTO ADRIAN WYLD, LA PRESSE CANADIENNE)

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Christian Paradis a été élu pour la première fois à la Chambre des communes en 2006. Il a été réélu en 2008 et 2011.

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La Presse Canadienne

Deux autres ministres du cabinet Harper ne se représenteront pas aux prochaines élections fédérales, à l'automne, soit Christian Paradis et Shelly Glover.

Le ministre conservateur québécois Christian Paradis l'a annoncé dans un communiqué publié sur son site Internet, vendredi, réservant pour plus tard de plus amples commentaires.

Le ministre du Développement international et de la Francophonie et député de Mégantic-L'Érable a dit avoir informé le premier ministre qu'il voulait «passer le flambeau» à quelqu'un d'autre après plusieurs années d'implication. Il a ajouté qu'il s'agissait d'une «décision personnelle», sans fournir plus de détails.

Le ministre âgé de 41 ans a été élu pour la première fois sous la bannière conservatrice en 2006. Il a assumé plusieurs responsabilités importantes au sein du cabinet, dont celles de ministre de l'Industrie et de ministre des Ressources naturelles. Il a été le lieutenant politique du premier ministre Stephen Harper au Québec de 2008 à 2013, titre qu'il a perdu aux mains du ministre Denis Lebel.

M. Paradis s'est d'ailleurs dit «reconnaissant» envers M. Harper pour sa «confiance». Il a assuré qu'il remplirait ses fonctions de député et de ministre jusqu'au prochain scrutin. Il a dit quitter avec le «sentiment du devoir accompli».

«La politique nous réserve toutes sortes de surprises. N'empêche que servir la population demeurera pour moi une expérience inoubliable», a-t-il affirmé.

La ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles Shelly Glover a elle aussi annoncé vendredi qu'elle ne serait pas candidate aux prochaines élections. Dans un communiqué, elle a indiqué qu'elle reprendrait du service dans les forces policières.

«J'ai pris une pause des services de police pour devenir députée et je suis fière d'avoir fait partie d'un gouvernement qui a adopté une trentaine de lois en matières de justice», a-t-elle déclaré.

Mme Glover est la députée de Saint-Boniface, au Manitoba, une circonscription que les libéraux espèrent remporter aux élections cet automne.

Un porte-parole du gouvernement a affirmé que le premier ministre Harper ne procéderait pas à un remaniement ministériel puisque les deux politiciens se sont engagés à rester en poste jusqu'à l'échéance électorale. Cette source a minimisé la portée de la nouvelle; le premier ministre était au courant et leur annonce avait été coordonnée d'avance, a-t-on assuré.

Le député néo-démocrate de la circonscription de Rosemont-La Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, a confié qu'il était «assez surpris» de la tournure des événements.

«Les deux ministres étaient en poste la semaine dernière au Parlement. Ils répondaient aux questions. Rien ne laissait croire qu'ils voulaient quitter le navire de M. Harper», a-t-il mentionné lors d'une entrevue avec La Presse Canadienne.

L'élu néo-démocrate a souligné qu'il ne connaissait pas, pour le moment, les raisons ayant poussé Christian Paradis et Shelly Glover à vouloir quitter la Chambre des communes.

Cependant, il a laissé entendre qu'il n'était sans doute pas facile pour ces deux politiciens d'être constamment dans l'ombre de Stephen Harper.

«Chez les conservateurs, il n'y a qu'une seule voix et un seul chef. Les autres doivent obéir, écouter ou partir. On sait que les capacités d'écoute du premier ministre sont très, très faibles. Ce n'est pas un grand rassembleur. C'est quelqu'un d'assez froid», a-t-il déclaré.

Une porte-parole du chef libéral Justin Trudeau a laissé entendre que ces départs ne feraient pas de différence au sein du cabinet. «Dans le gouvernement Harper, le seul ministre qui importe est le premier ministre», a affirmé Kate Purchase dans un courriel.

Selon le professeur en science politique de l'Université de Toronto Nelson Wiseman, cette nouvelle ne nuira pas au Parti conservateur. «Ce ne sont pas des (ministères) importants. Ce ne sont pas des ministres importants», a-t-il tranché.

M. Wiseman a rappelé que les campagnes électorales, de nos jours, étaient orientées davantage sur les chefs et beaucoup moins sur les députés. «En général, les ministres ont un rôle moins important et ceux-ci sont les moins importants», a-t-il analysé.

L'annonce de M. Paradis et Mme Glover survient seulement quelques semaines après le départ de l'ancien ministre des Affaires étrangères John Baird.

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