Immigration francophone: Marie-France Kenny se vide le coeur

Marie-France Kenny, présidente de la FCFA....

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Marie-France Kenny, présidente de la FCFA.

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Paul Gaboury
Le Droit

La présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), Marie-France Kenny, s'est littéralement vidé le coeur lors de sa toute dernière comparution devant le comité des langues officielles des Communes.

La présidente Kenny, qui ne sollicitera pas un nouveau mandat lors du prochain congrès de la FCFA en juin après six années à la tête de l'organisme, a voulu laisser un message sans équivoque aux députés présents.

«La Loi sur les langues officielles est un des garde-fous de la langue française au Canada, mais c'est la Loi la moins bien appliquée au pays, et ça fait 45 ans que c'est comme ça. Qui plus est, lorsqu'il y a des infractions, et le rapport du commissaire aux langues officielles est éloquent à cet égard année après année, il n'y a aucune conséquence. Comme Canadienne, comme francophone, je sens qu'on me manque de respect alors que tout ce que je demande, c'est de ne pas être traitée comme citoyenne de seconde classe».

«Un scandale»

Parlant d'immigration francophone, la présidente Kenny a été aussi cinglante. «Année après année, on fait entrer au Canada, à l'extérieur du Québec, plus de 98 % d'immigrants anglophones comparativement à moins de 2 % d'immigrants francophones. C'est un scandale, a dénoncé Mme Kenny. On voudrait tuer la francophonie à petit feu, éliminer nos communautés par attrition, qu'on ne s'y prendrait pas autrement».

«À plusieurs endroits, ce n'est qu'une question de temps avant que nos communautés tombent en dessous du seuil minimum requis pour recevoir des services et des communications en français des bureaux fédéraux.»

Marie-France Kenny
présidente de la FCFA

La présidente Kenny a rappelé que la population francophone a beau augmenter, son poids relatif ne cesse de diminuer. Elle a reproché l'«absence totale de stratégie» pour promouvoir les communautés francophones à l'étranger auprès des immigrants potentiels, et a rappelé que le système Entrée Express, vendu comme étant «la réponse à tous les problèmes de l'immigration francophone», ne pose même pas les questions pour déterminer «si un immigrant est francophone ou non».

«À plusieurs endroits, ce n'est qu'une question de temps avant que nos communautés tombent en dessous du seuil minimum requis pour recevoir des services et des communications en français des bureaux fédéraux. Et quand notre poids relatif sera tombé encore plus bas, que remettra-t-on en question à ce moment? Nos écoles de langue française?» a-t-elle déclaré.

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