Vallée dénonce les «discours alarmistes»

La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, veut... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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La ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, veut taire les «discours alarmistes».

Martin Roy, Archives LeDroit

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L'effort de Québec pour renouer avec le déficit zéro est franc, mais la région, particulièrement ses réseaux de la santé et de l'éducation, devrait en pâtir, selon bien des représentants locaux, à commencer par le Front régional Outaouais.

Avant même l'adoption du budget 2015-2016 du gouvernement du Québec, le recteur de l'Université du Québec en Outaouais (UQO), Denis Harrisson, disait avoir atteint «le fond du baril». Après six années de compressions, le recteur s'attend maintenant à devoir couper dans la mission première de l'UQO, l'enseignement. Le réseau des universités du Québec ajoute que «le point de rupture est atteint» par le système universitaire.

En entrevue avec LeDroit, la ministre régionale de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, a reproché au recteur de l'UQO de tenir un «discours alarmiste».

«Je ne suis pas d'accord avec lui, a-t-elle dit. Il y a moyen de faire les choses autrement, je vais le rencontrer et nous allons échanger là-dessus. Oui, il faut faire les choses autrement, et ça amène à offrir des services de manières différentes, mais de là à dire que ça nuit à la mission première de l'université, je ne suis pas d'accord.»

Malgré un contrôle serré des dépenses comme ça ne s'était pas vu au Québec depuis au moins une décennie, la ministre Vallée croit que l'enseignement supérieur pourra continuer de se développer à une grande vitesse au cours des prochaines années. C'est ce que prévoit le statut particulier de la région en éducation.

«On continue de travailler à développer de nouveaux programmes et à attirer des jeunes ici, mentionne la ministre. Le statut particulier en éducation est une priorité pour le caucus de la région et pour le premier ministre.»

Pour le Front régional, le gel des dépenses en éducation et les compressions uniformes qui en découleront démontrent que Québec, même s'il a promis et réitéré ce statut, ne tient pas compte de la réalité particulière de l'Outaouais. Le Front régional souhaite rencontrer le premier ministre d'ici l'été afin de lui demander de «revoir sa façon de traiter les enjeux de l'Outaouais».

Ralenti par McGill?

Par ailleurs, la ministre Vallée n'avait pas de nouvelles à donner sur le projet de faculté satellite de médecine familiale de l'Université McGill en Outaouais, un «engagement ferme» du Parti libéral de Philippe Couillard. «L'Agence de la santé et McGill doivent nous déposer un projet sous peu, a-t-elle dit. Nous sommes par contre un peu pris parce que l'Université McGill ne va pas au rythme où on voudrait aller.»

Stéphanie Vallée n'affirme pas clairement que les soins aux patients ne feront pas les frais du contrôle des dépenses du gouvernement. La hausse des dépenses en santé ne sera que d'un famélique 1,2 %, alors qu'elle était en moyenne de 4 % depuis nombre d'années.

«Nous faisons une révision des programmes, de la façon dont nous donnons les services, explique la ministre. Est-il opportun d'offrir tout ce que nous offrons? Faut-il offrir d'autres services que nous n'offrons pas? Le budget du ministère de la Santé était hors de contrôle, c'était inacceptable de continuer comme ça. On s'y attaque.»

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