C-51 est démesuré, dénonce le STTP

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Denis Lemelin, président national du STTP.

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Paul Gaboury
Le Droit

Rappelant qu'il avait été pendant longtemps espionné par les services de renseignements, le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) ajoute sa voix au mouvement d'opposition au projet de loi antiterroriste C-51 présenté par le gouvernement Harper.

«Le STTP sait ce que signifie être l'objet d'une surveillance démesurée exercée par l'État», souligne le président national du syndicat, Denis Lemelin. Le STTP «a longtemps été espionné par le Service canadien du renseignement de sécurité (SCRS) et par la Gendarmerie royale du Canada (GRC)», rappelle-t-il du même souffle.

Au début de son existence, le STTP avait découvert qu'un agent provocateur du SCRS du nom de Grant Bristow travaillait dans une des installations de Postes Canada, a expliqué M. Lemelin.

«Il sera beaucoup trop facile de cibler des travailleurs ordinaires ou des gens marginalisés et de leur accoler l'étiquette de terroristes.»

- Denis Lemelin, président du syndicat des postes

Dans les années 1980, le bureau national du STTP a été mis sous écoute par la GRC. Et durant les années 1990, en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, le STTP a demandé d'accéder aux dossiers de sécurité qui avaient été réalisés sur son compte. On lui a refusé l'accès à la majeure partie de ces dossiers, qualifiant la demande de «danger pour la défense du Canada».

Or, le président Lemelin rappelle que les dossiers que le STTP avait quand même réussi à obtenir avaient révélé «non seulement l'existence d'une opération de surveillance à grande échelle des activités quotidiennes de ses membres, mais aussi d'une collusion entre la GRC et la direction de Postes Canada».

«Sous prétexte de vouloir combattre le terrorisme, le projet de loi C-51 accorde au SCRS des pouvoirs encore plus grands pour fouiller dans la vie privée des citoyens, souligne M. Lemelin. C-51 fait en sorte qu'il sera beaucoup trop facile de cibler des travailleurs ordinaires ou des gens marginalisés et de leur accoler l'étiquette de terroristes.»

Pgaboury@ledroit.com

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