L'affaire Finley fait réagir à Maniwaki

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Depuis que le fédéral a refusé sa demande de financement, le centre Jean-Bosco planche sur un projet plus modeste évalué à 2,7 million de dollars.

Courtoisie

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Paul Gaboury
Le Droit

L'ingérence politique de la ministre Diane Finley dans l'octroi d'un financement pour un projet à Markham, dévoilée mercredi par la commissaire à l'éthique et aux conflits d'intérêts Mary Dawson, a eu des échos jusque dans la Haute-Gatineau.

Au centre Jean-Bosco, à Maniwaki, l'affaire Finley fait particulièrement réagir, presque quatre ans après que sa demande de financement pour la construction d'un nouvel édifice - promise lors de la dernière élection fédérale - ait été rejetée.

Dans un tweet, le sénateur suspendu Patrick Brazeau a laissé entendre que la promesse de financement du projet n'a pas été tenue parce que le NPD a gagné l'élection au lieu des conservateurs. Le député néo-démocrate de Pontiac, Mathieu Ravignat, a d'ailleurs demandé à la commissaire Dawson d'enquêter sur le dossier de Maniwaki.

«On a été estomaqué. Si ces allégations sont prouvées, et qu'il y a eu un bris dans le processus, c'est répugnant.»

Khelil Hanitouch
directeur général du centre Jean-Bosco

Le rapport Dawson a révélé que parmi les 167 demandes, celle présentée pour le Centre communautaire de Markham n'avait pas passé le test de l'analyse des fonctionnaires, se classant parmi les derniers de l'ensemble des projets. Il avait quand même été un des cinq projets retenus, après les interventions favorables de plusieurs politiciens, dont celle de John Baird et de l'ancien chef de cabinet du premier ministre, Nigel Wright.

«On a été estomaqué. Si ces allégations sont prouvées, et qu'il y a eu un bris dans le processus, c'est répugnant. Il s'agit d'un processus qui devrait être démocratique. Nous avons une clientèle handicapée déjà lourdement hypothéquée. Les gens ne devraient pas vivre les conséquences de tel stratagème», a réagi le directeur général du centre Jean-Bosco, Khelil Hanitouch.

En poste depuis seulement mai 2014, M. Hanitouch n'était pas là lors de la demande de financement du centre Jean-Bosco a été transmise et refusée. Selon l'information disponible, le projet présenté en 2011 avait passé le test de l'analyse initiale, mais avait été rejeté en 2012 parce qu'il n'avait pas obtenu des notes assez hautes pour obtenir le financement.

Projet plus modeste

Après le refus d'Ottawa pour le projet de construction d'un nouveau centre, dont le coût total était de 4 millions$, la direction l'a revu pour un projet plus modeste, a expliqué M. Hanitouch. Désormais, on mise sur l'agrandissement de l'immeuble actuel, avec un budget de 2,7 millions$. Le projet prévoit l'aménagement d'un centre qui permettrait à une partie de la clientèle de trouver du travail, avec l'aide de plusieurs partenaires, dont Recyc-Québec.

«J'ai transmis une nouvelle demande de financement la semaine dernière. Il faut comprendre qu'il s'agit d'un projet régional, qui est appuyé par l'ensemble des élus et de la communauté. Les besoins de notre clientèle handicapés sont importants et nous devons travailler pour permettre leur inclusion à part entière. C'est nécessaire pour la vitalité de notre région» a indiqué M. Hanitouch.

La communauté a déjà amassé plusieurs centaines de milliers de dollars en dons et plusieurs autres engagements financiers en vue de sa réalisation.

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