Gestes de nature sexuelle: la ministre Vallée «préoccupée» par la banalisation

La ministre de la Justice et responsable de... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

La ministre de la Justice et responsable de la Condition féminine, Stéphanie Vallée

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Comme pour toutes les questions concernant des agressions sexuelles et des notions de consentement, la ministre de la Justice et responsable de la Condition féminine, Stéphanie Vallée, s'est dite «préoccupée» par les allégations qui visent actuellement plusieurs joueurs des Olympiques de Gatineau.

La ministre affirme ne vouloir présumer de rien dans les deux dossiers de nature sexuelle qui éclaboussent actuellement l'équipe de Gatineau de la Ligue de hockey junior majeur du Québec (LHJMQ). «Je ne connais pas tous les faits, mais je comprends que c'est un dossier qui est très controversé, a-t-elle affirmé, jeudi matin, au terme d'une conférence de presse à Gatineau. Peu importe le contexte, les questions d'agressions sexuelles sont préoccupantes. Il y a une banalisation de certains gestes posés.»

Responsabilité

Sans jamais discuter directement des allégations d'actions indécentes touchant six joueurs des Olympiques au restaurant Boston Pizza du Plateau, ni des allégations d'agressions sexuelles visant aussi les Olympiques qui seraient survenues à Québec en 2014, Mme Vallée a tout de même indiqué que les «jeunes doivent être sensibilisés à la notion de consentement» et que cette responsabilité incombait d'abord aux parents, mais aussi «aux organisations au sein desquelles les jeunes évoluent».

La ministre de la Justice et de la Condition féminine se préoccupe aussi de la compréhension des notions de consentement, «qui semblent souvent minimisées», dit-elle. «Il y a eu des situations dans la région, à Ottawa, sur les campus, note la ministre. Il y a des situations inacceptables qui se sont produites.»

Plan gouvernemental

La ministre Vallée a rappelé qu'elle entame, la semaine prochaine, une vaste consultation sur le plan gouvernemental en matière d'agression sexuelle. Un forum de trois jours doit suivre cet exercice qui se tiendra à Québec.

La ministre a précisé que la LHJMQ, ni aucune autre organisation ou fédération sportive n'a été invitée à participer. Elle affirme toutefois qu'il ne serait pas surprenant que la culture de la banalisation qu'on peut parfois observer, notamment dans le milieu sportif, fasse partie des discussions.

Questionnée à savoir si, compte tenu du contexte actuel, la LHJMQ pourrait être invitée à participer, Mme Vallée a précisé que la décision ne lui appartenait pas. Le choix des participants a fait l'objet d'un consensus des partis représentés à l'Assemblée nationale. «Il faudrait que j'en discute avec mes collègues», a-t-elle ajouté.

«Mais c'est certain qu'on doit sensibiliser les jeunes, a insisté Mme Vallée. La lutte contre les agressions sexuelles est une affaire de société. Les organisations ont un rôle à jouer dans cette lutte, les institutions scolaires. Les jeunes sont influencés par l'hypersexualisation. Certains tentent de se valoriser avec leur conquête. Il y a toute une éducation à faire à ce niveau-là. Nous aurons la chance de nous pencher là-dessus la semaine prochaine.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer