CBC/Radio-Canada: des employés «fraudeurs» ont été congédiés

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La société d'État indique que les employés fautifs sont sanctionnés dans tous les cas.

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Paul Gaboury
Le Droit

Des employés de CBC/Radio-Canada ont été mis à la porte pour avoir utilisé des cartes de crédit ou des véhicules de la société d'État à des fins personnelles, s'être approprié de l'équipement technique, ou encore avoir pris le taxi pour voyager entre la maison et le bureau. D'autres ont eu plus de chance. Un employé ayant indiqué être «sur appel» pendant plus de 7000 heures a pu conserver son emploi.

Ces cas sont révélés dans des documents obtenus par LeDroit grâce à la Loi d'accès à l'information. Les noms des employés ne sont pas dévoilés en vertu de la politique sur la protection des renseignements personnels. Toutefois, les motifs ayant motivé les mesures disciplinaires, incluant huit dossiers de congédiements, y sont compilés. Impossible, cependant, de savoir si des cas ont mené à des accusations criminelles.

10 000$ d'achats à rembourser

Une employée a ainsi perdu son emploi pour avoir frauduleusement utilisé une carte de crédit de la société avec laquelle elle a fait plus de 10 000$ d'achats personnels. L'employée a été convoquée à un entretien disciplinaire en 2011 pour discuter des faits, en présence d'un représentant syndical. Dans ce cas, l'employée a été congédiée et a dû rembourser CBC/Radio-Canada.

Un autre employé a été congédié en 2014 pour avoir utilisé un véhicule de la société d'État à des fins personnelles «à de nombreuses reprises», allant jusqu'à le garder à la maison pour la nuit sans permission.

Un salarié a perdu son emploi en mai dernier, après avoir eu recours à un taxi à plus de 60 reprises, sans autorisation, pendant une période de trois ans, «pour voyager entre la maison et le bureau».

Ce même employé a facturé cinq autres voyages en taxi pour des déplacements n'ayant pas de lien avec le travail.

7000 heures «sur appel»

En 2011-2012, un employé a indiqué sur ses feuilles de temps avoir été sur appel pour «plus de 7000 heures», sans que son gestionnaire lui ait demandé, et ce même lorsqu'il était en congé de maladie ou en vacances. Il a toutefois pu conserver son emploi à la suite d'une entente intervenue après une enquête disciplinaire.

«Après une enquête et une rencontre disciplinaire entre la direction, le syndicat et l'employé, une entente est intervenue. L'employé a pu conserver son emploi et reste toujours à l'emploi de la société», nous a confirmé la directrice des communications et des relations publiques de CBC/Radio-Canada, France Bélisle.

Des cas isolés

À la société d'État, on indique que ces situations sont inacceptables et prises très au sérieux par la direction. «Les employés fautifs sont sanctionnés et dans tous les cas de fraude ou vol, CBC/Radio-Canada fait tout en son pouvoir pour récupérer les pertes financières. De plus, les gestionnaires font régulièrement des rappels relativement à notre politique», a souligné Mme Bélisle.

Tous les employés de CBC/Radio-Canada, peu importe leur affiliation, doivent, sur une base annuelle, lire le Code de conduite de la Société.

Chaque année, les gestionnaires doivent signer un document attestant qu'ils ont demandé à leurs employés de lire et comprendre le Code de conduite. «Malgré nos efforts, il arrive malheureusement que des situations isolées se produisent. Et les enquêtes qui s'en suivent aident à identifier les failles, d'où leur importance. Ces cas nous permettent d'ajuster le tir au besoin. Nous sommes transparents, comme le prouve la demande d'accès à l'information», a ajouté Mme Bélisle.

Radio-Canada/CBC compte environ 8000 employés.

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