La ministre Vallée sommée de s'excuser

Selon Dino Lemay, de la FTQ, et Michel... (Martin Roy, Archives LeDroit)

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Selon Dino Lemay, de la FTQ, et Michel Quijada, de la CSN, la ministre Stéphanie Vallée a tenu des propos «démagogues et mensongers» samedi.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Dans une lettre ouverte publiée mercredi, deux leaders syndicaux de la région somment la ministre de la Justice et responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, de s'excuser publiquement pour les propos «mensongers» qu'elle a tenu à l'égard des manifestants, samedi dernier, lors du colloque du Parti libéral du Québec (PLQ) à Gatineau.

Selon le conseiller régional de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ), Dino Lemay, et le président du Conseil central des syndicats nationaux (CSN) de l'Outaouais, Michel Quijada, Mme Vallée a eu tort de pointer du doigt les gens qui manifestaient pacifiquement à l'extérieur du Centre des aînés de Gatineau pour expliquer l'annulation de la visite du premier ministre Philippe Couillard.

À leur avis, le point de presse de la ministre était des plus «démagogues et mensongers» au sujet des quelque 150 manifestants.

«La tempête n'est pas que de neige. Elle est aussi composée de manifestants qui souhaitent aujourd'hui restreindre notre liberté de s'exprimer entre militants», a entre autres lancé Mme Vallée lors du colloque régional.

MM. Lemay et Quijada rappellent que la Sûreté du Québec (SQ) elle-même a précisé en début de semaine que le fait que M. Couillard ait dû rebrousser chemin n'avait aucun lien avec la manifestation et que ce sont d'autres informations dont elle disposait qui laissaient croire que la sécurité du premier ministre et des militants libéraux pouvait être en péril. Ils renchérissent en disant qu'aucun acte violent n'a été perpétré et que la protestation s'est limitée à du tintamarre, comme l'ont indiqué les autorités policières gatinoises.

«Talents d'actrice»

Selon les deux leaders syndicaux, la ministre a très bien démontré ses «talents d'actrice» devant la presse.

«Que le premier ministre veuille jouer à la victime sachant très bien que la vraie raison n'est pas due aux manifestants est une chose. Mais que la ministre de la Justice divulgue et accuse faussement les manifestants présents nous laisse un goût des plus amers», affirment-ils.

Rappelons qu'en entrevue avec LeDroit, le premier ministre Couillard s'était dit frustré par la situation, accusant les manifestants d'opter pour «l'intimidation» en raison de «la faiblesse de leurs arguments».

Invitée à réagir à cette lettre ouverte mercredi soir, la ministre Vallée n'a pas souhaité émettre de commentaires, si ce n'est de réitérer que le niveau de risque pour la sécurité de M. Couillard a été évalué par la SQ.

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