Les libéraux ontariens écartent le trafic d'influence

La première ministre Kathleen Wynne célèbre la victoire... (Thomas Duncan, Archives La Presse Canadienne)

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La première ministre Kathleen Wynne célèbre la victoire de son candidat Glenn Thibeault lors d'une élection partielle tenue à Sudbury le 5 février dernier.

Thomas Duncan, Archives La Presse Canadienne

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Tout comme la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, deux députés provinciaux de la région d'Ottawa refusent de croire que des organisateurs du Parti libéral étaient au coeur d'un trafic d'influence dans le cadre de l'élection partielle dans Sudbury, plus tôt ce mois-ci.

La procureure générale de l'Ontario, Madeleine Meilleur, et le ministre de la Sécurité communautaire et des Services correctionnels, Yasir Naqvi, ont tous deux rappelé qu'aucun chef d'accusation formel n'avait été porté contre la chef adjointe du cabinet de Mme Wynne, Patricia Sorbara, ainsi que l'organisateur local, Gerry Lougheed, dans cette affaire.

«Il s'agit d'allégations et le directeur général des élections (DGE) a clairement indiqué qu'il ne portait aucun jugement sur la culpabilité ou l'innocence des personnes concernées, a commenté M. Naqvi. Il faut aussi se rappeler que les résidents de Sudbury ont fait un choix démocratique en décidant d'élire Glenn Thibeault à l'Assemblée législative.»

Jeudi, le DGE de l'Ontario, Greg Essensa, a déterminé que les actions de Mme Sorbara et M. Lougheed constituaient une «contravention apparente» d'un article de la Loi électorale interdisant les pots-de-vin. Selon Andrew Oliver, ex-candidat libéral dans Sudbury, ces derniers lui auraient offert un emploi au sein de la machine rouge dans le but de le convaincre de laisser le champ libre au transfuge fédéral Glenn Thibeault lors de l'élection partielle du 5 février dernier. M. Oliver, quadriplégique, avait diffusé publiquement les enregistrements de ses conversations avec ces deux organisateurs libéraux pour étaler au grand jour leurs tactiques qu'il jugeait illégales.

Mme Wynne nie catégoriquement que les libéraux ont agi de façon répréhensible. «Nous n'allons pas forcer quelqu'un à démissionner à la suite d'allégations que j'estime fausses», a-t-elle renchéri vendredi lors d'un point de presse.

Puisque le DGE n'a pas le pouvoir de poursuivre un potentiel contrevenant, il a transmis le tout au ministère du Procureur général.

«Ce n'est pas mon ministère qui va s'occuper du dossier, a soutenu Mme Meilleur, visiblement irritée par les questions du Droit. C'est une pratique que nous avons lorsqu'il s'agit (d'allégations contre) quelqu'un de Queen's Park. Alors nous avons demandé au fédéral de s'en occuper.»

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