PKP de passage en Outaouais

Pierre Karl Péladeau s'est entretenu pendant environ une... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Pierre Karl Péladeau s'est entretenu pendant environ une heure aux militants péquistes de l'Outaouais.

Étienne Ranger, LeDroit

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Un enthousiasme référendaire régnait à Ste-Cécile-de-Masham, hier, en raison de la visite du candidat à la chefferie du Parti québécois (PQ) Pierre Karl Péladeau.

Environ 200 militants péquistes se sont rassemblés pour écouter le discours du présumé favori dans la course pour remplacer Pauline Marois à la tête du PQ. Visiblement, l'ancien président-directeur général de Québecor suscite l'enthousiasme des adeptes de l'option souverainiste.

Un membre du PQ rencontré sur les lieux estime que M. Péladeau réussira à gagner un référendum sur l'indépendance du Québec. «Je pense qu'on a le bon pour l'avoir (l'indépendance)», a-t-il affirmé au Droit.

L'organisateur de la campagne de Pierre Karl Péladeau en Outaouais, Michel Gervais, l'a même présenté comme le «futur premier ministre et futur président de la république du Québec» et en affirmant que son fameux poing levé avait été le «seul moment positif de la dernière campagne électorale».

«C'est un homme très sûr de lui, il est très ferme, convaincu. Il parle ouvertement d'indépendance et qu'il va se battre pour cette option, donc, c'est un homme qui va rallier, j'imagine, tous ceux qui croient à l'indépendance», explique le candidat du PQ dans Hull aux dernières élections, Gilles Aubé.

Cette phrase qui a marqué l'entrée en politique remarquée de cet homme d'affaires, «faire du Québec un pays», Pierre Karl Péladeau l'a d'ailleurs répétée à maintes reprises durant son allocution qui a duré environ une heure.

«Si j'ai le privilège d'être élu chef, on ne tombera pas dans le panneau de dire que le référendum est un calendrier, c'est un processus légitime. [...] Pendant trois et ans et demi qu'il nous reste dans l'opposition, je parlerai de souveraineté et d'indépendance.»

Dans son discours, M. Péladeau a parlé de nombreux sujets. L'idée d'exiger des redevances pour l'oléoduc Énergie Est, par exemple. L'aspirant chef du PQ adopte un langage familier qui semble plaire à son public militant. Il s'est également permis quelques phrases en anglais pour affirmer l'importance, selon lui, de travailler avec les anglophones et les différentes communautés culturelles pour réaliser l'indépendance du Québec.

Confortable, l'auditoire s'est permis de le taquiner en répétant plusieurs fois: «En français, s'il vous plaît». Une référence à son intervention controversée durant un spectacle en Abitibi, le week-end dernier.

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