Les francophones de Toronto retrouvent leur voix à l'hôtel de ville

Le maire de Toronto, John Tory.... (Photo Mark Blinch, Archives Reuters)

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Le maire de Toronto, John Tory.

Photo Mark Blinch, Archives Reuters

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ÉTIENNE FORTIN-GAUTHIER
La Presse Canadienne

es francophones de la plus grande ville du pays ont de nouveau une voix au sein de l'appareil municipal torontois. Le Comité français de la ville a été rétabli officiellement par les élus, mardi, après une abolition remarquée et contestée.

La disparition du comité consultatif est l'un des héritages de l'ex-maire de Toronto, le controversé Rob Ford.

Sous sa gouverne, l'organe de consultation ayant un budget de 15 000$ par année avait été éliminé, tout comme vingt autres comités qualifiés de «superflus» par un rapport commandé par Rob Ford à une firme de consultants externe.

La décision avait été critiquée par de nombreux acteurs francophones de la Ville-Reine qui perdaient un précieux outil pour se faire entendre.

Depuis 2011, il y avait un grand vide et les ponts ont été coupés entre les francophones et le conseil municipal, selon Gilles Marchildon, président de l'Association des communautés francophones de l'Ontario à Toronto (ACFO-Toronto).

N'est-il par normal que les citoyens de langue française puissent avoir un organe de représentation dans la plus grande ville d'un pays bilingue comme le Canada, se questionne M. Marchildon.

«Toronto est la métropole. Si elle veut assurer son rôle de ville d'influence, elle se doit de représenter la dualité linguistique du pays», tranche-t-il.

Il croit que la décision du nouveau maire de Toronto, John Tory, de commencer son discours de victoire en français témoigne d'une sensibilité de la part de l'élu pour la cause des francophones.

Gilles Marchildon ose même rêver de voir le maire assumer la présidence du Comité.

«Le maire de Toronto, John Tory, parle très bien français. C'est en fait l'élu torontois qui s'exprime le mieux en français. Il serait le bienvenu!», soutient M. Marchildon.

John Tory pourrait-il vouloir faire un tel coup d'éclat, après que La Presse canadienne eût révélé la semaine dernière la mise en place d'une nouvelle alliance entre Toronto et Montréal?

«Je crois que ça enverrait un bon message à Denis Coderre. John Tory pourrait dire que sa ville a un Comité français et qu'il en est un membre actif», croit M. Marchildon.

Le président de l'ACFO-Toronto se fait néanmoins réaliste et il n'est pas complètement fermé à l'idée à ce qu'un autre élu, possiblement anglophone donc, assume les fonctions de président du Comité.

«S'il est dédié à la cause et qu'il est prêt à faire avancer les dossiers, ce ne serait pas la fin du monde s'il était anglophone», a-t-il dit.

Le nouveau comité consultatif a bien du pain sur la planche, selon le représentant de l'ACFO-Toronto. «Sur le plan scolaire, il y a plusieurs enjeux. En matière d'immigration francophone, il y a de la croissance, mais aussi des défis. On souhaite aussi avoir une maison de la francophonie», a-t-il dit.

La question de la langue de communication de la Ville avec ses citoyens constitue aussi une préoccupation. Bon nombre de dépliants devraient notamment être traduits, selon l'ACFO-Toronto.

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