Université francophone: l'engagement de Wynne demandé

Caroline Gélineault, coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO),... (Eugenie Lambert, collaboration spéciale)

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Caroline Gélineault, coprésidente du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), Denis Vaillancourt, président de l'Assemblée de la francophonie, Marie-Ève Chartrand présidente de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne, et Geneviève Latour, coprésidente du RÉFO.

Eugenie Lambert, collaboration spéciale

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Eugénie Lambert
Le Droit

Trois organismes franco-ontariens se sont exprimés en faveur de la création d'une université de langue française indépendante en Ontario pour 2018.

Après avoir dressé le bilan des États généraux tenus en octobre dernier, la demande est unanime pour les représentants du Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO), de l'Assemblée de la francophonie (AFO), et de la Fédération de la jeunesse franco-ontarienne (FESFO), réunis en conférence de presse mardi à Queen's Park.

Les trois organismes réclament de la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, la formation d'un Conseil des gouverneurs transitoire chargé d'assurer le démarrage de cette université d'ici à 2018. Il aurait pour mandat de commander une étude sur les scénarios d'implantation de cette université dans la province, en priorisant l'ouverture d'un premier campus dans le Centre-Sud-Ouest de la province, mais aussi de s'assurer une garantie de financement, de proposer un projet de charte universitaire, et de nommer une administration centrale ainsi qu'un sénat académique.

Le document dévoilé hier insiste sur la nécessité de renforcer l'accès aux programmes universitaires et collégiaux de langue française dans la province, car « ce ne sont que la moitié des diplômés des écoles secondaires franco-ontariennes qui poursuivent leurs études dans un établissement francophone ou bilingue en Ontario.

Ce phénomène, insiste Marie-Ève Chartrand de la FESFO, « est intimement lié au manque d'accès aux programmes universitaires et collégiaux en français dans la province ».

Selon la coprésidente du RÉFO, Geneviève Latour, il est temps de remercier les institutions bilingues, comme les universités Laurentienne et d'Ottawa, pour leurs services rendus à la communauté, puisqu'il est normal et souhaitable que la francophonie ontarienne aspire à plus. « Il y a une partie des étudiants qui nous échappe complètement et on aurait assez d'effectifs pour faire vivre les programmes présentement », croit Mme Latour.

Sur la question du financement de cette nouvelle institution universitaire, le président de l'AFO, Denis Vaillancourt, croit qu'il existe « des signaux qui montrent que le gouvernement s'intéresse à la communauté franco-ontarienne... et qu'il y a lieu d'investir ».

Centre-Sud-Ouest

Sur le plan démographique, c'est le Centre-Sud-Ouest de la province qui semble s'imposer comme lieu d'implantation d'un premier campus et ce, même si aucun lieu précis n'a encore été déterminé. Mais pas question, pour l'instant du moins, de songer à de l'enseignement à distance, une idée maintes fois soulevée comme rampe de lancement. Les trois organismes estiment qu'il serait normal de vouloir desservir la clientèle universitaire à l'intérieur de murs qui respirent la francophonie ontarienne.

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