Deux défenseurs de la francophonie décorés de l'Ordre de l'Ontario

Gilles LeVasseur et Sylvie Lamoureux ont été décorés... (Courtoisie)

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Gilles LeVasseur et Sylvie Lamoureux ont été décorés de l'Ordre de l'Ontario mardi.

Courtoisie

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Pour leur excellence dans leur domaine respectif, deux citoyens d'Ottawa et ardents défenseurs de la francophonie sont au nombre des 26 récipiendaires de l'Ordre de l'Ontario. Ils ont été honorés mardi soir à Queen's Park par la lieutenante-gouverneure Elizabeth Dowdeswell.

Entouré de ses deux filles et de son épouse pour l'occasion, l'avocat, économiste et professeur à l'Université d'Ottawa, Gilles LeVasseur a vu cette prestigieuse médaille lui être passée au cou dans la Ville-Reine.

«C'est une fierté mais aussi une responsabilité envers la communauté. Tu deviens un modèle pour la société et tu as alors le devoir de garder le flambeau et de continuer à militer, dans mon cas pour les droits des francophones en Ontario. Pour moi, un tel honneur et le fait qu'autant la première ministre (Kathleen Wynne) que Mme Dowdeswell ont parlé en français lors de leurs discours confirme qu'on a pris notre place», de dire le principal intéressé.

L'ex-vice président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, qui a reçu dans le passé la médaille du Jubilé de Sa Majesté et l'Ordre de la Pléiade, dit par ailleurs être confiant que la Ville d'Ottawa obtienne éventuellement son statut bilingue officiel. «Je travaille activement sur ce dossier. On va y arriver, il y a une bonne volonté des deux côtés, autant chez les francos que les anglophones.»

La professeure Lamoureux émue

Professeure agrégée à l'Institut des langues officielles et du bilinguisme de l'Université d'Ottawa, Sylvie Lamoureux a quant à elle reçu cet honneur avec beaucoup d'humilité.

«C'est vraiment époustouflant et émouvant. Je suis bouche bée d'être en compagnie de récipiendaires d'une aussi grande qualité. C'est quelque chose que je ne pensais pas vivre un jour, auquel je n'avais jamais rêvé», a-t-elle lancé au Droit, ajoutant vouloir partager son prix avec ses proches et son mentor Normand Labrie. Elle précise aussi que sans la bourse qu'elle a reçue de la Fondation Baxter & Alma Ricard, qui soutient les étudiants francophones hors Québec, jamais elle n'aurait pu décrocher son doctorat.

La femme de 49 ans, qui se consacre à des recherches sur le vécu postsecondaire des étudiants francophones, est d'autant plus touchée que ce sont trois anciens étudiants et assistants de recherche, Frédéric Larouche, Megan Cotlan-Kappel et Chloé Hinth, qui ont soumis sa candidature.

«Le fait que ça vienne d'eux, les mots me manquent pour décrire ce que je ressens. [...] En tant que pédagogue, on ne s'attend pas à ça», de dire la fondatrice de l'école secondaire publique Marc-Garneau, située à Trenton.

Un autre citoyen de la capitale nationale, Dr Jeffrey Turnbull, a également été honoré à Toronto. Médecin et travailleur humanitaire, il agit à titre de directeur médical de l'Ottawa Inner City Health.

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