Trudeau tire à boulets rouges sur Harper

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Justin Trudeau était entouré pour l'occasion de son épouse Sophie et de deux de ses trois enfants.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Nul doute que les hostilités sont véritablement lancées en vue du prochain scrutin fédéral. À peine 24 heures après que le premier ministre Harper ait livré un discours à ses militants dans le secteur Orléans, le leader libéral Justin Trudeau lui a emboîté le pas lundi soir dans la Petite Italie, à Ottawa.

Accueilli sous un tonnerre d'applaudissements dans une salle où le rouge était omniprésent, M. Trudeau n'a pas tardé à décocher ses premières flèches en direction du gouvernement conservateur.

Le chef du PLC s'est entre autres moqué du ministre des Finances Joe Oliver, qui avait d'abord affirmé que le recul des prix du pétrole n'aurait pas d'incidence sur le budget fédéral, avant d'annoncer peu de temps plus tard qu'il était forcé de reporter le dépôt de celui-ci en avril.

« Ils improvisent au fur et à mesure. [...] C'est une histoire un jour, le contraire le lendemain. En tant qu'enseignant, je peux vous dire que toutes leurs excuses sont l'équivalent politique de : 'mon chien a mangé mes devoirs'», s'est exclamé Justin Trudeau devant un parterre de quelques centaines

de partisans.

À son avis, non seulement le Québec a toujours été laissé pour compte par les conservateurs, mais voilà que l'Ontario subit le même sort depuis quelques années.

« Soudainement, alors que les élections approchent, ils ont localisé cette province sur la carte géographique. [...] L'Ontario a besoin d'un partenaire à Ottawa, pas d'un adversaire », a lancé le chef libéral, faisant probablement allusion au différend des derniers mois entre M. Harper et la première ministre Kathleen Wynne.

M. Trudeau en a profité pour attaquer le gouvernement conservateur sur son bilan sur les plans de l'économie et de l'emploi, qu'il juge beaucoup moins reluisant que ce qui avait été promis. Il lui reproche également d'avoir abandonné la classe moyenne au profit des mieux nantis de la population en leur accordant des baisses d'impôt, afin de rendre les riches « encore plus riches ».

« En temps de crise, la principale priorité de M. Harper est de donner 2000 $ aux familles comme la sienne et la mienne. Laissez-moi vous dire une chose : on n'en a pas besoin. Le Canada ne peut pas se le permettre. [...] Il faut être responsable et aider les gens qui en ont vraiment besoin. [...] Une économie solide se bâtit sur une classe moyenne forte, une économie qui fait en sorte que chaque Canadien a des chances réelles de réussir », a-t-il dit.

Plusieurs candidats sur place

En plus du député d'Ottawa-Vanier Mauril Bélanger, le chef libéral était entouré de plusieurs candidats de la région de la capitale nationale, dont Andrew Leslie (Orléans), Karen McCrimmon (Kanata-Carleton), Will Amos (Pontiac), Greg Fergus (Hull-Aylmer), Steven MacKinnon (Gatineau) et Catherine McKenna (Ottawa-Centre), laquelle s'est chargée de présenter à la foule M. Trudeau, entouré pour l'occasion de son épouse Sophie et de deux de ses trois enfants.

« Après neuf ans avec Stephen Harper, c'est assez. Sous les conservateurs, le Canada va dans la mauvaise direction et les Canadiens veulent du changement. Ce pays a besoin d'un leader qui s'attarde davantage aux gens que sur ses propres politiques », a-t-elle indiqué.

Justin Trudeau n'a accordé aucune entrevue lors du rassemblement partisan.

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