Wynne réclame un partenariat national pour les infrastructures

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La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, n'en démord pas. De passage à Ottawa mardi, elle a réitéré que les provinces ont grandement besoin d'un plan national pour financer les infrastructures.

Patrick Woodbury, LeDroit

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En cette année électorale, la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne a lancé un défi aux chefs des partis fédéraux afin de former un nouveau partenariat national en matière de financement d'infrastructure.

«Je crois que notre pays a besoin d'un engagement réel et durable pour investir dans l'infrastructure. [...] Les provinces et les municipalités ne peuvent pas porter ce fardeau tout seul. Nous n'avons tout simplement pas les moyens», a plaidé la chef libérale lors d'un déjeuner-causerie au Château Laurier organisé par le groupe de réflexion Canada 2020.

À l'heure actuelle, entre 3 et 3,5 % du produit intérieur brut (PIB) est investi dans les infrastructures à l'échelle nationale. Cette somme ne fait que maintenir les infrastructures, insiste toutefois Mme Wynne. «Il faudrait investir 5 % de notre PIB.» En chiffres absolus, les investissements devraient alors passer de 60 à 94,7 milliards, suggère-t-elle, ajoutant que divers mécanismes pourraient être étudiés pour en arriver à cette fin.

À elle seule, la province de l'Ontario investit trois fois plus que le gouvernement Harper dans les infrastructures publiques de la province.

La première ministre a rappelé à maintes reprises qu'elle avait besoin de l'aide d'Ottawa pour créer ce «Partenariat canadien sur l'infrastructure».

Les programmes d'infrastructure antérieurs, quoique bénéfiques sur la scène locale, ne tiennent pas en compte les besoins à long terme pour assurer la croissance économique du pays, à son avis.

«Nous ne demandons pas au gouvernement fédéral de tout faire. Nous lui demandons d'en faire plus.»

À cet effet, Mme Wynne a rappelé la petite histoire du Canada où divers partenariats entre les premiers ministres provinciaux et du fédéral ont permis de développer le système de santé canadien, voire des régimes de retraites grâce à un «fédéralisme constructif».

«Nous devons avoir toutes les mêmes ambitions. Ce n'est pas une question de politique ou de reconnaissance. Dans mon cas, je serais heureuse d'installer autant d'affiches du Plan d'action économique qu'il faut pour assurer une croissance économique en province», a-t-elle déclaré en faisant allusion aux nombreuses pancartes installées par le fédéral depuis qu'il est au pouvoir.

Malgré la chute vertigineuse du prix du pétrole, et donc une perte de revenus annoncés de 4,3 milliards $ pour le fédéral, Mme Wynne croit que le moment est opportun pour aller de l'avant avec un nouveau plan pour les infrastructures.

«Le gouvernement fédéral a toujours la capacité de s'impliquer, car il annonce des surplus.»

Chahutée par des syndiqués

Le discours livré par la première ministre, mardi, a été interrompu par des membres du Syndicat des employés de la fonction publique de l'Ontario. Ce dernier négocie une nouvelle convention collective avec le gouvernement depuis le 20 novembre.

Les manifestants ont chahuté Mme Wynne, exigeant qu'un processus de négociation équitable et axé sur la bonne foi soit respecté par le gouvernement. Ils ont été rapidement escortés de la salle.

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