Harper et Wynne se rencontrent à Toronto

La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, avait... (Archives La Presse Canadienne)

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La première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, avait réclamé à plusieurs reprises une rencontre avec le premier ministre canadien, Stephen Harper.

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Allison Jones
La Presse Canadienne
Toronto

Le premier ministre, Stephen Harper, et la première ministre de l'Ontario, Kathleen Wynne, se sont rencontrés, lundi soir à Toronto, pour la première fois en plus d'un an, et après une joute de critiques mutuelles.

Une déclaration d'un porte-parole de M. Harper indique qu'ils ont discuté d'un certain nombre de dossiers liés à l'emploi et l'économie, et qu'ils se sont accordés sur l'importance des investissements actuels dans les infrastructures.

Les deux chefs de gouvernement ont aussi discuté du besoin de supprimer des obstacles au commerce intérieur et de l'importance de l'appui constant des deux ordres de gouvernement aux secteurs manufacturier et automobile.

La déclaration indique que Mme Wynne et M. Harper ont accepté de tenir chacun informé sur ces dossiers et sur d'autres questions d'importance pour l'Ontario et le Canada.

Les deux élus se sont rencontrés au centre-ville de Toronto, où M. Harper devait assister au match final du Championnat mondial de hockey junior entre le Canada et la Russie.

Leur dernier face-à-face remontait au 5 décembre 2013. Depuis, Mme Wynne a publiquement insisté pour rencontrer M. Harper.

Stephen Harper était à Toronto le mois dernier, pour rencontrer le nouveau maire de la métropole, John Tory. En entrevue de fin d'année avec La Presse Canadienne, Mme Wynne a affirmé espérer que M. Harper ne se vengeait pas contre l'Ontario, parce que «ce n'est pas personnel».

Le chef conservateur et la première ministre libérale se sont publiquement critiqués l'un l'autre au sujet des dossiers du régime de retraite, du déficit provincial et des dépenses en infrastructures. Mme Wynne a souvent évoqué ces critiques de Stephen Harper pour aborder ces sujets, durant la campagne électorale qui l'a reportée au pouvoir avec une majorité, le printemps dernier. Elle a également publié des lettres ouvertes à M. Harper ou utilisé les médias sociaux pour obtenir une rencontre avec lui. Le mois dernier, l'opposition ontarienne a critiqué son approche, notant que ça ne fonctionnait pas, de toute évidence.

Considérant que la réticence de M. Harper à réformer le régime de retraite fédéral était «offensant et inexplicable», la chef ontarienne a entrepris de créer un régime de retraite pour l'Ontario. Entre-temps, M. Harper a démoli la proposition de régime de Mme Wynne, affirmant que la population préférait obtenir des avantages fiscaux comme encouragement à l'épargne en vue de la retraite, plutôt que de voir leurs impôts augmenter pour les forcer à épargner.

Récemment, le premier ministre Harper a affirmé que le gouvernement ontarien devrait s'éloigner de la «confrontation», et se concentrer davantage à mettre de l'ordre dans les finances publiques. L'Ontario a un déficit de 12,5 milliards $ et prévoit l'éliminer d'ici 2017-2018, alors qu'Ottawa prévoit avoir un surplus de 1,6 milliard $ en 2015-2016.

Plus récemment, Kathleen Wynne s'est jointe à un nombre grandissant de groupes inquiets de la nouvelle loi du gouvernement Harper pour les travailleuses du sexe.

La première ministre et son ministre des Finances ont également accusé le gouvernement Harper d'avoir lésé l'Ontario en ajustant unilatéralement le calcul des transferts aux provinces. Le mois dernier, le gouvernement fédéral a annoncé que l'Ontario obtiendrait 1,25 milliard $ de plus pour l'année 2015-2016, mais ce bonus est venu main dans la main avec un avertissement du ministre canadien des Finances, qui a demandé à l'Ontario d'équilibrer ses budgets.

À Ottawa, le chef de l'opposition Thomas Mulcair a déclaré que M. Harper ne comprenait pas que le Canada fonctionnait en tant que fédération.

«Il n'a jamais assisté à une seule rencontre du Conseil de la fédération, a-t-il dit. Je suis heureux qu'il ait décidé d'enterrer la hache de guerre, parce qu'il entretenait une opinion très haineuse de la première ministre de l'Ontario, la province la plus populeuse du Canada.»

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