Le gouvernement du Québec ferme son bureau d'Ottawa

Le Bureau du Québec à Ottawa existait depuis... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le Bureau du Québec à Ottawa existait depuis 1908. «Nous sommes les yeux et les oreilles du gouvernement du Québec», avait dit lors de la célébration du centenaire le délégué d'alors, André Bachand.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Lina Dib
La Presse Canadienne

Le gouvernement du Québec ferme ses bureaux à Ottawa et Vancouver.

Si le bureau de Vancouver avait une mission surtout économique, celui d'Ottawa servait de lien avec le gouvernement fédéral.

À travers les années, les délégués nommés à ce bureau ont joué le rôle de pont, de surveillant ou d'adversaire, selon la couleur des gouvernements qui les choisissaient.

Le premier ministre Philippe Couillard n'avait pas senti le besoin d'y envoyer un chef de poste après le départ de celui qu'avait mis là le gouvernement Marois, laissant supposer une fermeture imminente.

L'institution existait depuis 1908. «Nous sommes les yeux et les oreilles du gouvernement du Québec» à Ottawa, avait dit lors de la célébration du centenaire le délégué d'alors, André Bachand.

Au début du siècle dernier, le mandat de celui qu'on appelait alors un «agent général» consistait à s'assurer que les chantiers maritimes du Québec obtiennent leur part des contrats d'armement.

Dans un passé moins lointain, on y a piloté le dossier du déséquilibre fiscal. Sous des gouvernements péquistes, le chef de poste devait fréquenter les ambassadeurs étrangers pour préparer l'éventuelle souveraineté. En tout temps, le bureau était chargé de tenir Québec informé de l'avancée des projets de loi au Parlement fédéral.

«La fermeture du bureau d'Ottawa résulte de notre volonté de créer des liens plus étroits et une plus grande collaboration entre les élus du Québec et leurs homologues fédéraux», a déclaré dans un communiqué, hier, le ministre responsable des Affaires intergouvernementales canadiennes et de la Francophonie canadienne, Jean-Marc Fournier.

Le ministre calcule que les deux fermetures se traduiront par une économie de 440300$ pour l'année prochaine et de 560900$ pour les années suivantes. Les deux bureaux fermeront le 1eravril prochain.

Québec garde ouverts le bureau de Toronto, à mandat économique, et celui de Moncton pour «sa mission particulière à l'égard du rayonnement de la francophonie canadienne».

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