L'investiture d'Andrew Leslie tourne au vinaigre

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Un partisan de David Bertschi a brandi un drapeau canadien à l'envers pour démontrer sa frustration devant la décision du Parti libéral du Canada.

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L'unité au sein du Parti libéral du Canada (PLC) est mise à rude épreuve dans la circonscription d'Ottawa-Orléans. Les esprits se sont échauffés à la soirée d'investiture de l'ex-chef d'état-major Andrew Leslie, et certains en sont presque venus aux coups.

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Les esprits se sont échauffés à l'investiture d'Andrew Leslie.

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Andrew Leslie, malgré la grogne, est monté sur scène pour s'adresser à la foule.

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Des gens dans la salle du Rendez-vous des aînés francophones d'Ottawa, pleine à craquer, ont exprimé leur mécontentement devant la décision du PLC de retirer à David Bertschi, le précédent candidat, le droit d'être candidat à l'investiture, laissant ainsi le champ libre à M. Leslie.

Un porte-parole du parti a pris le micro pour expliquer la décision. Des membres de la foule criaient «Shame (Honte)» à répétition, enterrant ses paroles.

Les partisans d'Andrew Leslie, en réponse, ont chanté en choeur le prénom de leur favori. C'est alors qu'un homme s'est levé en tenant à l'envers le drapeau canadien. «On envoie l'ONU partout dans le monde pour empêcher des choses comme celles-là», a-t-il lancé.

Un homme, contrarié par ce geste, lui a dérobé son drapeau. C'est à ce moment que les choses ont failli déraper. Un agent du Service de police d'Ottawa et M. Bertschi lui-même a dû intervenir pour calmer les esprits.

La cérémonie protocolaire visant à officialiser le choix de M. Leslie comme candidat libéral dans Ottawa-Orléans a été perturbée jusqu'à la fin. La députée provinciale d'Ottawa-Orléans, Marie-France Lalonde a été interrompue à plusieurs reprises par des gens dans la salle alors qu'elle tentait de déclarer Andrew Leslie gagnant de l'investiture.

«Montrez un peu de respect, s'il vous plaît», a dit Mme Lalonde alors que les cris l'empêchaient de prononcer son discours.

Malgré la protestation, l'ex-chef d'état-major est tout de même monté sur scène après avoir été officiellement déclaré candidat. «Nous devons aller de l'avant, comme une famille unie, pour nous concentrer sur la seule chose qui compte [...], nous devons battre les conservateurs. Vous êtes avec moi?», s'est-il exclamé.

En point de presse, M. Leslie a insisté sur le fait qu'il doit tendre la main aux gens déçus du sort de David Bertschi, même si «90% de la salle le supportait pleinement».

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David Bertschi affirme ne pas reconnaître le parti pour lequel il milite depuis plusieurs années.

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Aucun porte-parole du PLC n'a voulu accorder d'entrevue pour expliquer la décision de retirer à M. Bertschi le droit d'être candidat.

Les seules explications sont venues sur scène. On a invoqué des «préoccupations entourant la dette cumulée par David Bertschi» durant la course à la chefferie du PLC.

Dans une lettre envoyée au principal intéressé au début du mois de novembre, on lui reprochait également de ne pas avoir averti le parti d'une procédure judiciaire intentée par M. Bertschi. Ce dernier soutient cependant que la poursuite a été abandonnée avant même qu'il n'obtienne le feu vert.

L'ex-candidat à la chefferie du PLC soutient qu'il n'y avait aucune raison légitime de lui retirer le droit d'être candidat à l'investiture. Il accuse le parti d'avoir court-circuité le processus démocratique pour s'assurer de la victoire de M. Leslie. «Ce n'est pas le Parti libéral que j'ai connu quand je suis devenu membre il y a 35 ans, parce que je crois à la démocratie.»

Par ailleurs, la campagne a permis au PLC d'accueillir environ 2500 nouveaux membres dans le comté. MM. Leslie et Bertschi affirment cependant tous deux avoir recruté près de 2000 de ces nouveaux partisans, un élément important dans une course à l'investiture.

De son côté, Andrew Leslie soutient qu'il n'a pas été informé davantage sur les raisons du retrait de la candidature de son adversaire. Il soutient cependant avoir une confiance aux processus en place au sein du parti et qu'il accepte la décision.

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