Le nouveau directeur du budget dénonce le silence du fédéral

À l'instar de son prédécesseur Kevin Page, le directeur parlementaire du budget... (Archives, Bloomberg)

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Paul Gaboury
Le Droit

À l'instar de son prédécesseur Kevin Page, le directeur parlementaire du budget (DPB), Jean-Denis Fréchette, déplore à son tour «les refus discutables» du gouvernement Harper lorsque vient le temps de divulguer les détails des dépenses liées aux programmes fédéraux.

Dans son premier rapport annuel déposé au Parlement vendredi, le directeur parlementaire du budget réclame plus de pouvoirs et plus de ressources pour lui permettre d'informer les parlementaires et les Canadiens de l'évolution des finances du gouvernement fédéral, un travail jugé important par le Fonds monétaire international (FMI).

«Le manque d'accès à l'information détenue par le gouvernement est le plus grand obstacle auquel se bute le DPB dans l'exercice de son mandat, soutient M. Fréchette. En 2013-2014, les ministères n'ont donné suite qu'à 55 % des demandes d'information du DPB, allant, dans certains cas, jusqu'à contrevenir à leurs obligations au sens de la Loi sur le Parlement du Canada.»

Capacité «très limitée»

La capacité du DPB de fournir aux parlementaires une analyse rigoureuse et pertinente est «très limitée» si le Bureau n'a pas accès en temps opportun à des données électroniques gouvernementales de qualité, souligne-t-il.

Son prédécesseur Kevin Page avait souvent fait les manchettes dans sa lutte juridique contre le gouvernement Harper pour obtenir des données plus précises sur les dépenses des programmes et l'impact des compressions budgétaires sur les programmes.

Malgré ces embûches, M. Fréchette affirme qu'il a bien l'intention de poursuivre le travail amorcé, et il entend bien ajouter de nouveaux produits dans le cadre de son plan stratégique 2013-2018. Il souhaite notamment accroître sa présence dans les médias sociaux, soutenir le perfectionnement professionnel de ses employés, et défendre son droit d'obtenir les données demandées.

Le DPB rappelle qu'il a reçu une évaluation positive de son travail dans le cadre d'une étude de cas réalisée par le FMI et que son modèle a été reproduit en Ontario et a été étudié récemment en Alberta et au Québec.

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