La ministre Leitch reste muette sur la «culture du viol»

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La ministre fédérale de la Condition féminine, Kellie Leitch.

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La ministre fédérale de la Condition féminine, Kellie Leitch, refuse d'utiliser l'expression «culture du viol», qui a largement été empruntée ces derniers mois, après que deux incidents à teneur sexuelle aient secoué le campus de l'Université d'Ottawa.

L'hiver dernier, la présidente de la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, Anne-Marie Roy, a été la cible de commentaires dégradants sur Facebook, provenant de cinq jeunes hommes, dont quatre représentants étudiants. Quelques jours plus tard, la direction de l'université suspendait son équipe masculine de hockey à cause d'allégations d'agression sexuelle en groupe visant certains de ses joueurs, lors d'un périple à Thunder Bay. Depuis, deux joueurs ont été formellement accusés par la police de Thunder Bay.

Mme Roy et d'autres représentantes de groupes communautaires et sociaux avaient alors dénoncé la «culture du viol» et les comportements déplacés sur le campus et dans la communauté étudiante.

De passage au quartier général de la police d'Ottawa, Kellie Leitch a répété que les crimes sexuels étaient «haineux et inacceptables». Mais elle n'a pas utilisé l'expression «culture du viol», ni commenté le terme, à savoir si elle le trouvait juste ou exagéré.

«Le terme en lui-même? Comme je dis, mon attention est vraiment portée sur la violence contre les femmes et les filles dans toutes les sphères de la société. Je ne vais pas simplement insister sur les campus. Ça arrive aussi à la maison et sur les lieux de travail.»

Mais la ministre a condamné haut et fort les agressions. «Ce que je fais du terme (sans prononcer l'expression "culture du viol") est qu'on a un problème sérieux sur les agressions sexuelles et le harcèlement sexuel sur les campus comme partout ailleurs au pays.»

Ottawa a annoncé vendredi matin, lors d'une conférence de presse tenue au quartier général de la police d'Ottawa, l'octroi d'une somme de 300 000 $ pour la campagne du Ruban blanc. Ce ruban est porté en mémoire des femmes victimes de violence.

L'argent doit permettre aux organisations qui luttent contre ce fléau de partager des fichiers et de créer une trousse d'aide en ligne pour les hommes qui veulent mettre fin à la violence faite aux femmes.

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