Investiture du PLC: David Bertschi mis de côté dans Orléans

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David Bertschi ne peut plus être candidat à l'investiture libérale dans Orléans.

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L'ancien chef d'état-major de l'armée canadienne, Andrew Leslie, se dirige vers une nomination sans équivoque à titre de candidat du Parti libéral du Canada (PLC) dans la circonscription d'Orléans. Son unique adversaire à date, David Bertschi, a vu sa candidature retirée par le PLC la semaine dernière.

Le général à la retraite Andrew Leslie a la... (Graham Hughes, La Presse Canadienne) - image 1.0

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Le général à la retraite Andrew Leslie a la voie libre pour remporter l'investiture libérale dans Orléans.

Graham Hughes, La Presse Canadienne

Bertschi, ex-candidat libéral dans le même comté et candidat défait dans la course au leadership de 2013 (remportée par Justin Trudeau), avait reçu le feu vert du PLC en mai dernier pour être candidat à l'investiture dans Orléans.

Le 7 novembre, les coprésidents de la campagne nationale du PLC, Katie Telford et Dan Gagnier, ont avisé M. Bertschi que sa candidature était révoquée. Le premier motif est lié à la dette contractée par l'avocat d'Orléans lors de la course à la direction du PLC.

Pour être candidat à une investiture, toute personne ayant une dette de la sorte devait s'assurer de la rembourser avant les prochaines élections fédérales, prévues à l'automne 2015. David Bertschi affirme que son plan pour rembourser cette dette avait été approuvé par le président du comité du feu vert du PLC, Jack Siegel.

Le candidat défait à la course au leadership devait recueillir environ 150000$ en dons pour rembourser cette dette. Il s'était donné jusqu'en mai 2015 pour y parvenir. À ce jour, M. Bertschi soutient avoir amassé plus du deux tiers de cette somme.

Les coprésidents de la campagne nationale, selon David Bertschi, lui auraient également reproché de ne pas leur avoir fait part d'une poursuite en diffamation qu'il avait entreprise contre un site web américain. Ces procédures avaient été abandonnées des mois avant qu'il se lance dans la course à l'investiture d'Orléans, assure-t-il.

«[Retirer ma candidature] avec des faits qui ne sont pas exacts [...] ce n'est pas une façon de gérer une nomination, affirme M. Bertschi. C'est important d'avoir du bon monde qui se présente, qu'il n'y ait pas de jeu de coulisse. Ça n'aide personne.»

Questionné à savoir s'il croit avoir été tassé de la course par des gens qui ne veulent pas qu'il emporte l'investiture, David Bertschi répond simplement que «c'est fort probable».

L'avocat d'Orléans estime être «victime de son succès» puisqu'il affirme avoir recruté plus de militants que son adversaire, Andrew Leslie. Ces chiffres n'ont toutefois pas été vérifiés auprès du PLC.

M. Bertschi estime que le parti aurait dû jouer franc-jeu si la candidature de M. Leslie était favorisée par la direction. «Si le chef (Justin Trudeau) veut nommer un candidat, il a le droit, dit-il. En m'enlevant, c'est la même chose que nommer l'autre candidat.»

David Bertschi poursuit en affirmant qu'à son avis, la décision a été prise par les coprésidents de la campagne nationale, Katie Telford et Dan Gagnier. Il garde bon espoir que M. Trudeau fera renverser la décision quand il aura pris connaissance de ses explications aux faits qui lui sont reprochés.

LeDroit n'a pu joindre M. Gagnier, ni Mme Telford, pour obtenir la version officielle du PLC concernant cette décision.

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