Un caucus francophone verra le jour à Queen's Park

Marie-France Lalonde... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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Marie-France Lalonde

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Une meilleure compréhension du fait français en Ontario dans les couloirs de Queen's Park? C'est le rêve de la députée provinciale d'Ottawa-Orléans, la libérale Marie-France Lalonde, qui mise sur la création d'un caucus francophone pour en arriver à ses fins, a appris LeDroit.

Une vingtaine de députés francophones et francophiles se réuniront pour une toute première fois aujourd'hui à l'occasion de la réunion inaugurale du nouveau regroupement. Mme Lalonde présidera le caucus francophone, en présence des quatre autres députés de la région de la capitale nationale, notamment Madeleine Meilleur, ministre déléguée aux Affaires francophones et députée d'Ottawa-Vanier.

«Le bureau du whip du gouvernement était ouvert à l'idée d'avoir un caucus francophone. Nous y travaillons depuis le début de l'été. Certains de mes collègues seront ainsi sensibilisés davantage au fait français», dit-elle.

Deux volets caractériseront le caucus francophone. Il y a d'abord un côté éducatif, où certains intervenants francophones viendront expliquer leur rôle aux députés, en plus de les informer sur les divers services offerts en français en province. À cet effet, le commissaire aux services en français de l'Ontario, François Boileau, lancera le bal en soirée, en présence de la première ministre Kathleen Wynne, tandis que le président de l'Assemblée de la francophonie de l'Ontario, Denis Vaillancourt, fera de même le 6 décembre prochain, jour de la deuxième réunion du caucus.

«Pour l'heure, nous nous rencontrerons une fois par mois. Je ne veux certes pas exclure des collègues anglophones, mais c'est clair que la priorité sera accordée aux discussions en français», informe Mme Lalonde en parlant du deuxième volet.

Ainsi, le caucus francophone ne se veut pas une entité militante pour le moment, mais plutôt un forum informel pour échanger sur les divers enjeux et intérêts particuliers - en français.

«Plusieurs de mes collègues s'expriment en français, mais sont un peu gênés de le faire (en public). Je veux que les gens se sentent confortables. Ce forum permettra aussi à mes collègues de rencontrer des gens de la communauté francophone et tisser des liens. C'est un début.»

À long terme, la députée élue en juin dernier espère voir la langue de Molière être utilisée sur une base plus régulière entre les murs du gouvernement ontarien. «Je me donne comme mandat d'apporter le français au sein du caucus libéral. Pourquoi pas? La francophonie ne cesse de grandir.»

Jfdugas@ledroit.com

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