Des caucus émotifs à prévoir au parlement

Le bureau du sergent d'armes Kevin Vickers ne... (La Presse Canadienne)

Agrandir

Le bureau du sergent d'armes Kevin Vickers ne veut pas fournir de détails sur les mesures qui ont été mises en place, pour des raisons de sécurité.

La Presse Canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Mélanie Marquis
La Presse Canadienne

Comme à toutes les semaines, les députés de tous les partis fédéraux se réuniront mercredi en caucus. Mais la rencontre de cette semaine risque d'être tout sauf habituelle.

Le mercredi 22 octobre, les élus sont entrés dans la pièce réservée à leur formation politique dans l'édifice du Centre du parlement sans évidemment se douter du drame qui allait se jouer dans les minutes suivantes.

La ministre des Transports, Lisa Raitt, est retournée lundi dans la salle où se réunit le caucus conservateur et a reconnu que l'expérience avait été pour le moins particulière.

«C'était la première fois que je voyais les trous de balles (...) alors c'était un peu déconcertant», a-t-elle laissé tomber lundi à l'issue de la période des questions aux Communes.

Mais la ministre Raitt se dit absolument certaine qu'à l'heure actuelle, l'édifice du Centre est «l'endroit le plus sûr à Ottawa».

De son côté, s'il estime que la vie doit continuer, le député du Nouveau Parti démocratique (NPD) Yvon Godin soutient que ce retour aura quelque chose de spécial.

Il formule par ailleurs le souhait que les traces physiques de la fusillade soient rapidement effacées.

La porte de la pièce du caucus néo-démocrate, qui a été trouée d'une balle, devrait par exemple être remplacée, a-t-il fait valoir.

Mardi, on voyait toujours la cavité laissée par un projectile qui a traversé la première porte en bois avant de voir sa trajectoire stoppée par une seconde porte insonorisante.

La députée néo-démocrate Rosane Doré Lefebvre a dit n'avoir pas vraiment réfléchi aux sentiments qui pourraient l'assaillir mercredi matin.

«Je n'y ai pas pensé encore; c'est sûr que ça va faire quelque chose», a-t-elle suggéré.

Le caucus du NPD était retourné dans la même salle dès le lendemain de la fusillade, vers 9 h, avant un retour en Chambre hâtif où les députés ont voulu témoigner de la résilience de l'institution que représente le Parlement canadien, a rappelé Mme Doré Lefebvre.

«Je n'ai pas peur pour ma sécurité du tout, mais c'est sûr qu'on repense beaucoup aux événements qui se sont passés mercredi. Je pense que ça va prendre du temps avant que la poussière ne retombe», a poursuivi la députée de la circonscription d'Alfred-Pellan.

Depuis les tragiques événements de mercredi dernier, la sécurité a été renforcée tant à l'intérieur qu'à l'extérieur du parlement.

Le bureau du sergent d'armes Kevin Vickers ne veut pas fournir de détails sur les mesures qui ont été mises en place, pour des raisons de sécurité.

On constate cependant sans difficulté que les policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et les agents de sécurité sont présents en plus grand nombre sur la colline du Parlement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer