Selon la FCFA

Langues officielles: les institutions sont laissées à elles-mêmes

La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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La présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Paul Gaboury
Le Droit

«Y a-t-il un pilote dans l'avion», a demandé mardi Marie-France Kenny, la présidente de la Fédération des communautés francophones et acadienne (FCFA), à la suite de la publication du rapport annuel du commissaire aux langues officielles Graham Fraser.

Pour la FCFA, ce document trace le portrait d'un système où personne ne semble ultimement responsable du régime canadien des langues officielles.

«En lisant le rapport, on a l'impression que les institutions fédérales sont laissées à elles-mêmes, tandis que Patrimoine canadien et le Conseil du Trésor ne jouent pas le rôle de coordination qu'ils devraient jouer dans l'application de la Loi. Quant au commissaire, il nous semble qu'il fonde beaucoup d'espoir sur ses recommandations pour amener les institutions fédérales à respecter leurs obligations en vertu de la Loi», déclare la présidente de la FCFA, Marie-France Kenny.

Pour la FCFA, l'exemple le plus frappant est au chapitre des impacts des compressions budgétaires de 2011-2012.

La FCFA rappelle que l'an dernier, le commissaire a recommandé à Patrimoine canadien et au Conseil du Trésor des mesures afin d'établir l'incidence des compressions sur la capacité des institutions fédérales à s'acquitter de leurs obligations linguistiques.

Dans le rapport publié aujourd'hui, on peut lire que le commissaire commencera le suivi de cette recommandation au cours de 2014-2015.

«Pourquoi doit-on attendre encore un an pour simplement commencer le suivi? Les deux ministères en question ont eu un an pour au moins répondre à la recommandation du commissaire, l'ont-ils fait? On parle ici de compressions qui ont eu un impact certain au niveau des langues officielles, et dans un cas particulier, on a coupé des fonds qui permettaient à nos communautés de participer au forum emploi Destination Canada et d'y recruter des immigrants. On est en droit de souhaiter des réponses plus rapidement», a commenté Mme Kenny.

«Un gros zéro», selon Yvon Godin

«Au gouvernement Harper, pour les langues officielles, je leur donne un gros zéro. Ce sont les conservateurs qui violent la loi. J'ai de la misère à penser qu'il n'y a pas eu un gros recul comme le dit le commissaire. Il faut aller sur le terrain pour le constater», a commenté pour sa part le critique néo-démocrate des langues officielles, Yvon Godin.

Il a donné en exemple plusieurs cas récents qui démontrent que les compressions ont eu un impact sur les programmes des langues officielles et les services à la population.

Il a aussi déploré le peu d'importance que le gouvernement Harper accorde aux travaux du comité des langues officielles où les ministres refusent de se présenter pour répondre aux questions.

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