Les femmes autochtones veulent se faire entendre

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La députée de Québec solidaire, Manon Massé.

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La Presse Canadienne
QUÉBEC

Jugeant que «ce qui se passe actuellement n'est pas assez connu», la députée de Québec solidaire, Manon Massé, affirme que la lutte qui vise à obtenir une commission d'enquête nationale sur les causes de la disparition et du meurtre de femmes autochtones doit se poursuivre.

C'est pourquoi elle a participé, samedi après-midi, à l'une des vigiles organisées dans plusieurs villes du Canada et même ailleurs dans le monde. Mme Massé se trouvait à Québec et a qualifié d'«extraordinaire» l'événement qui réunissait plus de 250 personnes, dont la présidente de Femmes autochtones du Québec Michèle Audette.

La députée de Québec solidaire a présenté, lundi dernier, une motion adoptée à l'unanimité à l'Assemblée nationale demandant à Ottawa de tenir une commission nationale d'enquête sur le sujet. Mme Massé estime, par ailleurs, que l'attitude d'Ottawa est «inacceptable» et croit qu'il est urgent d'agir.

Et même après une neuvième vigile cette année, elle n'entend pas cesser de mettre de la pression sur le gouvernement Harper puisque selon elle, il est essentiel que la lutte continue pour «nos soeurs autochtones».

Les manifestants réclament également aux gouvernements un plan d'action national pour venir en aide aux femmes autochtones.

Selon Viviane Michel, présidente de Femmes autochtones du Québec, il est primordial que les femmes, les familles et les communautés autochtones puissent être entendues dans le cadre d'une commission. Elle ajoute que «comprendre les racines profondes de la discrimination systémique à laquelle font face les femmes autochtones est un devoir pour faire respecter leur dignité et leur sécurité».

Des données de la GRC publiées cette année révèlent que les femmes et les filles des Premières Nations, les Métisses et les Inuits sont plus à risque que tout autre groupe de femmes au Canada. À titre d'exemple, 1017 femmes et filles autochtones ont disparu ou ont été assassinées entre1980 et2012. De plus, on est toujours sans nouvelles de 105 femmes qui ont disparu dans des circonstances inexpliquées ou suspectes.

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