Les Franco-Ontariens veulent une université à leur image

La ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario,... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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La ministre déléguée aux Affaires francophones de l'Ontario, Madeleine Meilleur (à droite), participait samedi aux États généraux sur l'éducation postsecondaire en Ontario français.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Les États généraux du postsecondaire franco-ontarien ont terminé leur tournée samedi. Le Regroupement étudiant franco-ontarien (RÉFO) doit maintenant dresser le bilan de la consultation. Déjà, un constat semble émerger: le statu quo n'est pas acceptable.

L'ultime consultation publique - la sixième, après Timmins, Sudbury, Toronto, Windsor et Thunder Bay - s'est déroulée toute la journée au collège La Cité. Plusieurs acteurs importants de la communauté, dont la ministre déléguée aux Affaires francophones, Madeleine Meilleur, et l'avocat Ronald Caza, étaient présents.

Partout en province, le message a été le même, explique Geneviève Latour, coprésidente du RÉFO.

«La gouvernance a vraiment été le fil conducteur des discussions. Notamment l'importance d'avoir une institution universitaire par et pour les francophones.»

Plusieurs modèles ont été étudiés, dont celui du réseau des Universités du Québec, avec ses multiples institutions réparties aux quatre coins de la Belle Province.

Mais avant de parler de structure, la question du financement d'une possible université francophone doit être abordée, admet Mme Latour.

«Il y a du travail à faire, mais on a une oreille attentive de la part du gouvernement provincial, comme on peut le voir avec la présence de la ministre Meilleur.»

Meilleur optimiste

Mme Meilleur s'est d'ailleurs dite encouragée par les discussions qui ont eu lieu au cours de week-end. Elle offre son soutien à la cause et au constat qui ressort de la série de consultations.

«Un point qui ralliait tout le monde, c'est qu'on a besoin d'une institution francophone plus tôt que plus tard et avec une gouvernance francophone pour les francophones. C'était très clair et je suis entièrement d'accord.»

L'avocat Ronald Caza partageait la position de Madeleine Meilleur. Il ajoute avoir été impressionné par l'organisation du RÉFO, ainsi que par le format choisi, qui permettait une discussion «pleine et entière».

La ministre rapporte toutefois que le modèle de cette future institution faisait l'objet de certaines divergences d'opinions. Lorsque questionnée sur sa préférence, la députée d'Ottawa-Vanier s'est contentée de répondre qu'elle adopterait le modèle qui pourrait être réalisé le plus rapidement.

Le RÉFO planchera sur une proposition finale qui sera débattue lors d'un sommet prévu ce printemps. Le document qui sera adopté lors de cette rencontre sera vraisemblablement déposé au ministère de la Formation et des Collèges et Universités par la suite.

MeCaza a soulevé l'idée de construire le réseau postsecondaire francophone à partir des cours déjà offerts dans les universités bilingues de la province (Université d'Ottawa et Université Laurentienne). Il parle d'une «obligation morale» de ces institutions de contribuer à l'éducation francophone en Ontario.

Madeleine Meilleur souligne également que le support de ces universités bilingues serait requis dans le processus. Elle maintient toutefois que la priorité est d'ajouter des programmes postsecondaires pour la population francophone croissante dans le centre et le sud-ouest de la province.

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